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Union Communiste Libertaire 37
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Tours, Centre, France

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Communiste Libertaire 37
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2 years ago •

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2 years ago •


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Victor Pereira : C’est le peuple qui commande : La Révolution des Œillets, 1974-1976

Et la dictature portugaise ­s’effondra… sur une chanson en guise d’appel  : Grandôla, Vila Morena. Ce 25 avril 1974, avec la révolution des œillets, c’est plus de quarante années de dictature qui, en quelques jours, s’achèvent suite à l’action d’officiers coalisés dans le MFA (Mouvement des forces armées) soutenus par des soldats.

Ainsi le gouvernement de Marcelo Caetano, héritier de la dictature de Salazar et dictateur lui-même s’effondra. Rapidement, ce n’était pas ­prévu, des milliers de civils descendirent dans les rues. Le coup de force militaire débouchait sur la chute de la dictatur

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unioncommunistelibertaire.org/…

Victor Pereira : C’est le peuple qui commande : La Révolution des Œillets, 1974-1976

Et la dictature portugaise ­s’effondra… sur une chanson en guise d’appel  : Grandôla, Vila Morena. Ce 25 avril 1974, avec la révolution des œillets, c’est plus de quarante années de dictature qui, en quelques jours, s’achèvent suite à l’action d’officiers coalisés dans le MFA (Mouvement des forces armées) soutenus par des soldats.

Ainsi le gouvernement de Marcelo Caetano, héritier de la dictature de Salazar et dictateur lui-même s’effondra. Rapidement, ce n’était pas ­prévu, des milliers de civils descendirent dans les rues. Le coup de force militaire débouchait sur la chute de la dictature et la révolution des œillets. En 1974, ­l’Europe connaissait encore les sanglants régimes dictatoriaux de l’Espagne et de la Grèce. Ceci donne toute l’importance historique du phénomène. Deux années de bouleversements révolutionnaires s’ouvrirent alors au Portugal.

Au début 1974, le Portugal était encore un empire colonial et le gouvernement n’avait pas assimilé les changements liés à la décolonisation. L’empire avait de plus en plus de mal à circonscrire les révoltes qui secouaient le Mozambique, l’Angola, la Guinée-Bissau ou le Cap-Vert. Les soulèvements se succédaient et la guerre devenait très impopulaire au Portugal. Le pays, économiquement et socialement en retard, connaissait une importante émigration.

La dictature se montrait totalement débordée. L’absence totale de libertés et la répression impitoyable qui pesaient sur la population, alimentaient ces départs. C’était l’impasse. À partir de 1973, des officiers intermédiaires s’organisèrent pour des raisons corporatistes. Bon nombre pensaient que les guerres en Afrique ne pouvaient trouver militairement une issue victorieuse. Aussi, émergea l’idée de rechercher une solution politique à ces crises répétitives. L’indépendance de ces territoires devint une alternative envisageable. Le MFA conçut un projet avec en perspective la fin de la dictature par une action ­militaire.

Dès le 25 avril, la population descendit dans les rues et appuya les insurgés. La dictature tomba rapidement. Commença alors une série de manifestations spontanées et de mobilisations populaires  : grèves, occupation de logements, luttes étudiantes… Les digues avaient cédé. La parole se libérait, des possibles, encore mal définis émergeaient. La succession était difficile. Les soutiens à la dictature ne manquaient pas.

Pendant deux ans, d’intenses débats traversèrent le pays, entre les militaires et les partis politiques auparavant interdits comme le Parti communiste portugais, le Parti socialiste ou l’extrême-gauche. Les intérêts économiques divergents et l’influence de l’Église catholique qui avait soutenu la dictature et le retour des retornados, près de 300 000 rapatriés des colonies, compliquaient la situation.

Les premières élections d’avril 1975 montrent un Parti communiste portugais et les courants d’extrême-gauche, électoralement plus faibles que les socialistes avec Mario Soares. La droite bénéficie encore d’une large assise. Peu à peu, les soubresauts révolutionnaires et les violences anticommunistes diminuent. La transition de la dictature à la démocratie s’effectua de manière saccadée mais assez calmement. La Révolution des œillets reste un temps singulier dans l’histoire des révolutions. Bien des interrogations demeurent. On ne peut réduire cela à l’intégration à la Communauté économique européenne à partir des années 1980.

Les mémoires de la révolution des œillets divergent sur bien des points. La désillusion gagna peu à peu les rangs de la gauche et de l’extrême–gauche. Quant à la droite et l’extrême droite , elle entama une édulcoration des années Salazar. Pour ce sujet méconnu en ­France, cet ouvrage sobre, clair et de lecture aisée permet de mieux comprendre les espérances soulevées par cette révolution des œillets et le grand bouleversement qu’elle opéra dans les idées. Une interrogation demeure  : est-ce le peuple qui commande dans un processus révolution­naire issu pour partie des forces armées ?

Dominique Sureau (UCL Angers)

Victor Pereira, C’est le peuple qui commande  : La Révolution des Œillets 1974-1796, Edition Du Détour novembre 2023, 281 pages, 21,90 euros.

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