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Elections européennes : cinquante nuances de brun sur l'Europe
À l’heure d’écrire cet article, les effets des élections européennes sont encore incertains en France, où Macron a décidé de dérouler le tapis au Rassemblement national par la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais si dans l’hexagone l’extrême droite a connu un bond électoral spectaculaire, ce scrutin a malheureusement été l’occasion de constater que la progression concerne toute l’Union européenne. Y a-t-il basculement du continent vers le brun ? Quelles conséquences possibles pour les travailleurs et travailleuses européennes ?
Rappelons déjà les fondamentaux : dans le fonctionnement de la mégastructure européenne, le Parlement européen qui vient de se renouveler a finalement des possibilités limitées. Certes, il vote les directives rédigées par les commissaires européens et le budget, qu’il peut amender, mais il partage ce vote avec le Conseil de l’Union européenne (l’ensemble des ministres des États membres par domaine), et il ne possède pas l’initiative législative. Il ne dicte pas non plus les orientations politiques de l’UE, prérogatives du Conseil européen (qui rassemble les chefs d’États ou de gouvernement de chaque État). Il ne gère pas la politique monétaire, prérogative de la Banque centrale européenne.
À bien y regarder, ce n’est pas là que le pouvoir réside vraiment ! De quoi relativiser d’emblée l’enjeu de ces élections ou leur réelle portée démocratique, et avec une participation à 51% pour l’ensemble de l’UE (ajoutée à des différences de scrutins entre États qui compliquent la lisibilité du scrutin), il semble bien que ce soit le désintérêt pour cette mise en scène qui ait guidé les classes populaires d’Europe.
Une extrême droite multiforme
Même en prenant en compte ces éléments, il n’en reste pas moins que 180 parlementaires de toute l’extrême droite européenne ont été élus le 9 juin dernier (sur 705 sièges). Dans la plupart des pays de l’UE, l’extrême droite a obtenu des postes, ce qui lui assure ressources et positions supplémentaires. Seuls trois pays, la Slovénie, l’Irlande et Malte, n’ont pas d’élus de ce bord. Cependant, cette progression est inégale selon l’endroit, et l’extrême droite ne présente pas un visage uniforme.
Il y a bien sûr, à l’instar du RN (30 élus), du FPÖ en Autriche (six élus) ou de Fratelli d’Italia en Italie (24 élus), les mouvements historiques de l’extrême droite européenne, qui sont les descendants des organisations directement créées par les partisans du fascisme après-guerre. Généralement ces partis ont tout fait pour gommer cette filiation et présenter une face « respectable ».
Aux côtés de ces formations anciennes, se retrouve aujourd’hui l’ensemble des partis portés par leur « euroscepticisme » et la préférence nationale qui ont pu se créer en surfant sur les déceptions de la politique européenne : c’est notamment le cas de l’AfD allemande (quinze élus), à l’origine un parti libéral et souverainiste, ou encore du Parti pour la liberté hollandais (huit élus), de Vox en Espagne (six élus), ou de Chega au Portugal (deux élus). D’autres encore ont une histoire hybride, comme La Lega italienne (huit élus), ou encore le Fidesz hongrois (onze élus) qui fut jusqu’à présent classé seulement à droite malgré la politique illibérale, nationaliste et autoritaire de son leader Viktor Orban.
Enfin de manière plus marginale se trouve des mouvements ouvertement fascistes comme Notre Patrie hongrois (un élu), Reppublikka en Slovaquie (deux élus), ultraconservateur comme Confédération en Pologne (six élus) ou encore le Mouvement démocrate Patriote grec (un élu), ultranationaliste comme les mouvements AUR et Renaissance en Roumanie et Bulgarie (respectivement six et trois sièges) ou plus atypique comme le mouvement « Il y a un tel peuple » bulgare (deux élus), ou « La fête est terminée » en Espagne (trois élus).
Les différences de formes et de positions n’ont d’ailleurs rien à voir avec les groupes dans lesquels siègent ces formations au Parlement européen : ainsi, le RN français, dans le groupe Identité et démocratie, se retrouvera au côté de La Lega italienne, là où Fratelli d’Italia, siégera avec Reconquête au sein des « Conservateurs et réformistes européens » – où se retrouve les partis les plus radicaux. Une partie des organisations, nouvellement élues, sont sans groupe ou n’ont pas encore choisi.
Le racisme et l’exclusion comme fond commun
Au-delà, ces distinctions n’ont pas vraiment d’importance en soi, les groupes ne reflétant pas non plus les positions prises. Car si les égoïsmes nationaux guident fondamentalement ces formations politiques ils les divisent aussi entre elle. Un autre sujet clivant au sein de l’extrême droite et qui en limite la cohésion est le soutien à l’Ukraine en guerre. Une partie importante de l’extrême droite se présente comme pro-russe (en Hongrie, Bulgarie, Roumanie...) là où une autre considère la Russie comme un ennemi héréditaire (dans les pays Baltes, en Pologne...).
Mais pour le reste, elles ont largement plus en commun : une vision réactionnaire et conservatrice de la place des femmes, réduite à la natalité, la répression des minorités sexuelles, la chasse aux immigré·es, l’anticommunisme et par extension la haine de la gauche, la mise en pièce des libertés individuelles.
Économiquement, même si quelques différences peuvent se sentir, elles sont à grande majorité libérales dans la droite lignée des politiques menées en Europe, contrairement à la démagogie qu’un parti comme le RN peut distiller en France. On ne peut que constater le cynisme de ces formations, qui, se nourrissant d’un ressentiment légitime envers la politique d’austérité et de casse des services publics européenne, en sont finalement l’un des plus grands soutiens. Enfin, elles ont en commun leur défense absolue du modèle économique productiviste et sont vent debout contre les mesures écologiques, même timides, proposées en Europe.
Une UE toujours plus conservatrice et antisociale
Finalement, si les divisions de l’extrême droite européenne vont limiter son pouvoir de nuisance, le poids qu’elle a acquis au travers du Parlement européen, doublé de sa présence ou participation au pouvoir dans six gouvernements européens (Italie, Finlande, Hongrie, Croatie, Slovaquie et Suède), en font un danger non négligeable, notamment dans les tractations menées pour nommer les commissaires européens, qui sont les véritables artisans exécutifs des orientations européennes, et où elle pourrait appuyer les personnalités les plus rétrogrades.
Mais au-delà des structures caractérisées comme telles, c’est bien la diffusion des idées de l’extrême droite dans les autres formations politiques et l’ensemble de la société européenne qui représente le principal défi aujourd’hui. À cela doit répondre chez les révolutionnaires une pratique internationaliste antifasciste forte, la construction de luttes sociales communes, un travail en commun plus fort entre nos organisations politiques et l’aspiration à un projet politique anticapitaliste, démocratique et égalitaire qui dépasserait les frontières.
Hugues (UCL Fougères)
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Don’t Mourn, Organize ! [Agir au lieu de gémir] Edito
La période qui s’ouvre est emplie d’incertitudes. Allons-nous, après la frénésie électorale, bientôt suivie par la frénésie olympique, retomber à la rentrée dans le train-train des manifs-ballons où les militant·es se rendent comme à un pèlerinage, parce qu’on fait ça tous les ans ?
On en appellera à un « troisième tour social », on entendra que la « rentrée sera chaude » et puis, finalement, les mêmes discours cent fois rabâchés, les mêmes pratiques venues d’en haut et hors-sol et, dans trois ans au mieux, on en appellera à un énième vote barrage, sans doute le dernier…
Pourtant, la période à venir peut être porteuse d’un tout autre futur. Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans la rue, on dit NON à l’extrême droite, OUI à l’union et à l’action. Cette fièvre politique ne doit pas redescendre une fois les échéances électorales passées. Ce n’est ni à l’Élysée, ni à Matignon et pas plus à l’Assemblée que nous obtiendrons satisfaction… on connaît la suite. Maintenant on s’organise, localement, sur ses lieux de travail, d’étude, de vie pour faire lien et construire des alternatives. On discute, on s’engueule parfois, mais surtout on ne lâche pas l’affaire. La politique c’est nous tou·tes, pas les élu·es ! C’est sur le terrain et dans les luttes que nous construirons les solidarités, à la base.
On s’est redonné un peu de temps, mais l’urgence est toujours là. Alors maintenant on y va, on s’organise !
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Front social contre le fascisme et le capital
Quel bilan tirer de la séquence qui vient de se terminer avec l’annonce des résultats surprise du second tour des élections législatives anticipées ? Le Rassemblement national bien qu’il n’ait pas réussi son pari est solidement implanté sur une grande partie du territoire. Les partis politique de gauche peuvent finalement s’entendre sur un programme de réformes sociales minimales… et surtout sans l’engagement du mouvement social aujourd’hui c’est l’extrême droite qui serait au pouvoir. Il nous faut maintenant battre le fer tant qu’il est chaud et imposer, par la lutte et par la rue, les réformes sociales indispensables pour nous débarrasser définitivement de l’extrême droite et de ses alliés capitalistes et imposer enfin le socialisme.
Si l’on ne peut qu’être soulagé·e que le Rassemblement national n’ait pas réussi à avoir une majorité de sièges à l’Assemblée nationale à la suite de cette dissolution « coup de poker » d’Emmanuel Macron, il faut être conscient·e que nous n’avons gagné qu’un répit. Si l’extrême droite n’est pas majoritaire dans les urnes, ses idées, la vision du monde qu’elle porte tendent, elles, à s’imposer. La « défaite » du RN, relativement aux pronostics et projections initiales, se paye au prix d’une progression du nombre de ses député·es de plus de 60 % !… on a vu défaite plus cuisante.
Le RN est désormais le parti le plus représenté à l’Assemblée nationale (et va recevoir les financements publics qui vont avec), il a recueilli plus de dix millions et demi de voix, plus de 33 % des suffrages exprimés, au premier tour des législatives. Les hauts scores du RN ne lui permettent pas encore d’accéder à Matignon, et en cela nous pouvons êtres soulagé·es et en premier lieux pour les personnes racisées et pour les minorités de genre, premières victimes de l’arrivée des extrêmes droites au pouvoir, mais également pour le monde du travail et nos conquis sociaux, mais ce n’est qu’un répit, gardons bien cela en tête. Le RN a conquis de nouveaux territoires et certains départements ne seront représentés que par des députés RN.
Une « Victoire » au goût amer
Sans illusion et par pur choix tactique assumé nous avions appelé celles et ceux de notre classe qui étaient en mesure de le faire – parce qu’une part non négligeable des classes populaires n’a légalement pas ce droit –, à voter clairement pour les candidat·es Nouveau Front Populaire. Sans illusion parce que cette alliance poussée dès le dimanche 9 juin au soir, et les jours suivants, par des manifestant·es venu·es spontanément descendre dans la rue pour appeler à un rassemblement des forces de gauche n’a de portée qu’électorale.
Le programme du NFP (sans parler des prochaines trahisons qui ne manqueront pas d’arriver) d’inspiration sociale-démocrate et keynésienne ne porte pas la rupture révolutionnaire anticapitaliste, internationaliste et autogestionnaire, seule alternative durable au capitalisme libéral-autoritaire que la« gauche de gouvernement » n’a jamais radicalement combattu et qui s’accommode parfaitement d’une extrême droite dure avec les faibles et douce avec les puissant·es. Si nous n’avons pas participé aux mouvements de célébration de la « victoire » du NFP qui se sont exprimés dimanche 7 juillet chez certain·es à gauche ce n’est donc pas par cynisme mais bien par analyse politique de la situation.
Le « barrage », s’il a cette fois-ci encore fonctionné, a été beaucoup plus compliqué et fragile à mettre en œuvre, et il n’est pas certain que la prochaine fois ce barrage tienne. Au niveau national le RN et ses idées continuent de se diffuser, même si l’on a vu au cours de cette campagne éclair que la « dédiabolisation »n’est qu’un mot pour communiquant·es, et que dans les faits il est toujours un parti rance alimenté par le racisme et la haine des autres sous couvert de retrouver une « France d’autrefois » qui n’est qu’une France de carte postale.
Un déferlement de propose et d’actes racistes
Le racisme débridé dont l’expression s’est subitement accélérée au soir du 9 juin et durant toute la campagne législative ne va pas disparaître du jour au lendemain. Par ailleurs, le « succès »tout relatif du NFP s’est essentiellement construit dans les centres urbains où le« barrage » tient encore tandis que les« campagnes en déclin », marquées par un sentiment de« déclassement collectif » et un fort recul des services publics,votent très fortement en faveur du RN. De leur côté les quartiers populaires et leurs habitant·es,qui sont les premières cibles des réactionnaires, restent également en marge du politique institutionnel cumulant de plus forts taux de pauvreté et de chômage, un plus faible niveau de diplôme et une sur occupation des logements trois fois supérieure à la moyenne métropolitaine.
Il est à remarquer que si le vote des quartiers populaires penche plutôt vers les partis de gauche, il est surtout marqué par une très forte abstention, signe d’un désinvestissement de la sphère politique même si les mobilisations en soutien à Gaza et la cause palestinienne favorisent une repolitisation des quartiers. Ces territoires, les « campagnes en déclin » et les quartiers populaires, que l’extrême droite aime à opposer à des fins électorales et racistes, souffrent des mêmes maux sociaux conséquence de quarante ans de libéralisme et de casse systématique des services publics et des solidarités. Aujourd’hui les organisations politiques et syndicales ne sont guère implantées dans ces espaces et peinent à s’y faire entendre. Le ressentiment à l’égard des « élites », du « centre », des « citadins » ou des autres, s’il s’est construit sur des causes sociales, s’exprime souvent soit en désertant la sphère politique, soit en alimentant un vote soi-disant « contre le système » mais en fait xénophobe et antisocial.
Des fractures sociales et géographiques
L’élan populaire, pas massif mais réel, suscité par le NFP doit aujourd’hui se porter sur la construction d’un mouvement social fort et à l’offensive. La situation institutionnelle qui ne donne aucun vainqueur parmi les trois blocs, de gauche, d’extrême droite et présidentiel (« extrême centre » ultralibéral et illibéral) est aujourd’hui propice à une relance des luttes collectives sur nos propres mots d’ordre et, pour la première fois depuis des années, dans une logique offensive et non plus défensive : réduction du temps de travail, augmentation des congés payés, hausse des salaires et des minimas sociaux, droit au logement (véritablement opposable), taxation des hauts revenus et des dividendes, gratuité des transports publics, 100 % de bio et de local dans les cantines scolaires désormais gratuites, sécurité sociale alimentaire… sans aller immédiatement jusqu’à la socialisation complète des moyens de production (quoique), les revendications ne manquent pas pour notre classe sociale.
Historiquement nous n’avons conquis que ce pour quoi nous nous sommes battu·es, y compris en 1936. La séquence qui s’ouvre nous offre l’opportunité d’un grand « coup de barre à gauche ». Face à un centre désavoué et une extrême droite qui n’a pu longtemps cacher son vrai visage, il nous faut porter haut des valeurs de solidarité de classe, progressistes et inclusives face au camp réactionnaire. Et c’est en premier lieu au sein des syndicats que nous pouvons mener ce combat, d’où l’importance de s’investir syndicalement et de porter des revendications de classe face aux intérêts capitalistes.
Pour le communisme et l’autogestion
Si le vote RN est marqué par l’adhésion à des idées racistes, il ne faut pas essentialiser les électeurs et électrices séduit·es par ces idées. Ils et elles ne font qu’exprimer le racisme systémique qui est celui en premier lieu promu par l’État et le système capitaliste que l’extrême droite instrumentalise à des fins partisanes. À cette lecture « ethnoraciale » des rapports sociaux, qui est celle des électeurs et électrices du RN, nous devons opposer notre grille de lecture classiste et solidaire. Ce discours qui est de moins en moins porté par nos organisations dans des territoires où nous sommes de plus en plus absents… et où le RN, malgré sa faiblesse militante, est lui présent. Le recul de ces idées, qui ne se fera pas du jour au lendemain, ne pourra se faire sans pointer du doigt les principaux producteurs de ce racisme : à savoir l’État ainsi que la bourgeoisie au plan national comme international au travers de leurs intérêts impérialistes.
Maintenant on s’organise
Dans cette période, il s’agit pour nous, militant·es communistes libertaires, d’agir au sein de nos contres-pouvoirs et d’être moteurs de la construction à venir des mouvements sociaux,car sans luttes collectives, il n’existe pas d’alternative révolutionnaire et autogestionnaire possible. Rien n’a été gagné si ce n’est un temps de répit, il faut donc en tant que militant·es poli-tique inviter à la lutte, certes, mais aussi réinvestir le terrain politique, syndical et social : appeler à réinvestir les outils de politisation de masse que sont les syndicats, les organisations politiques et les associations, (re-)faire du lien et (re-)tisser du lien social.Au niveau syndical ça veut dire investir les union locales et créer partout à c’est possible des VISA(Vigilances et Initiatives Syndicales Antifascistes) locaux pour mener le travail antifasciste de terrain.
Au niveau social et local ce travail sera essentiel dans la période à venir et il doit se faire en lien avec les organisations et les luttes antiracistes, féministes, LGBTI et internationalistes. Enfin les ruralités et leurs revendications ne doivent pas être ignorées. Les luttes écologistes et contre les grands projets inutiles, lieux de politisation et de rencontre entre différentes univers sociaux doivent aussi être privilégiées dans la période à venir. Nous sommes peut-être à un moment de rupture révolutionnaire, anticapitaliste et autogestionnaire. L’exaspération contre ce système ne fera que monter, mais peut donner des orientations diverses : une réaction conservatrice et fascistoïde ou bien l’aspiration à un changement révolutionnaire qui passerait par la socialisation et l’autogestion. Rien n’est écrit par avance, mais nos actions concrètes doivent se porter à construire un mouvement social fort, offensif et indépendant des calendriers politiques.
David (UCL Savoies)
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L'#UnionCommunisteLibertaire appelle à rejoindre ce rassemblement contre la #transphobie et les #feminicides demain à 18h pl. J. Jaurès à #Tours.
Justice pour Geraldine et Angelina : en hommage aux deux femmes trans victimes de féminicide, l'une de la main de son compagnon, l'autre, TDS de celle d'un client.
#AlternativeLibertaire de juillet (n°351) est en kiosque
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Lisez le témoignage de Brahim Metiba
politis.fr/articles/2024/07/ca…
!
Et organisez-vous !
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Contre-offensive trans à Grenoble : Une première journée de mobilisation prometteuse
En réaction aux offensives législatives visant à interdire aux mineur·es trans l’accès à leurs traitements et aux offensives médiatiques à la suite de la sortie de Transmania, des rassemblements et manifestations ont été organisés partout en France. À Grenoble, ce dimanche 5 mai, la mobilisation fut un succès et s’annonce de très bon augure pour la suite !
Dimanche 5 mai 2024, en relais de l’appel national lancé par les Inverti·e·s et Du Pain et des Roses (DPDR, collectif féministe et LGBTI associé à Révolution permanente), quatres associations grenobloises d’auto-support aux personnes trans ont invité à un rassemblement pour une contre-offensive trans suivi d’une assemblée générale dont l’objectif était de structurer localement la lutte contre ces lois transphobes. 1000 personnes étaient présentes au rassemblement. C’est le plus gros événement spécifique aux luttes trans que la ville ai jamais connue ! L’ambiance y était combative et dynamique, il y avait beaucoup de jeunes. À ajouter à l’important nombre de personnes présentes, une autre victoire de ce rassemblement se trouve dans l’ensemble des forces de gauche présentes.
Un rassemblement de l’ensemble de la gauche
En effet, des autonomes aux partis politiques, en passant par des associations, quasiment l’ensemble des forces de gauche grenobloises étaient présentes. Nous regrettons cependant une apparition syndicale faible, Solidaires 38 n’étant pas au rendez vous. La CGT quand à elle, était présente au travers de son groupe jeune. S’en est suivie une Assemblée générale ouverte à toutes et tous. L’objectif de cette réunion était de s’outiller collectivement afin d’agir contre la désinformation transphobe et dans le même temps de structurer cette lutte autour de la création d’un cadre organisationnel.
Quelle intervention pour les communistes libertaires ?
Il y a des divergences au sein de l’AG quant au mode d’organisation à adopter pour ce cadre. Les jeunes sans expériences militantes peuvent être attiré·es par des stratégies autonomes, c’est-à-dire faire des actions minoritaires en groupes affinitaires. Nous avons davantage poussé vers des lignes unitaires les plus larges possibles, tout en assurant aux personnes trans leur rôle central dans la lutte qui s’annonce : pour gagner, nous aurons besoin d’être nombreuses et nombreux ! Nous poussons également l’assemblée générale à se structurer politiquement. Nous verrons à l’avenir sous quelle forme elle souhaite s’organiser. Une inter-orga ? Un nouveau collectif ? On suit ça de près ! Au fédéral, des camarades de la commission antipatriarcat ont été mandatées pour participer à la construction du cadre inter-organisation national pour appeler à la mobilisation de façon large.
Si des tensions existent au sein de celui-ci à cause des différences stratégiques entre les organisations et associations, nous continuons de penser qu’il est le plus pertinent : il est urgent de s’allier contre la menace transphobe.
Commission antipatriarcat de l’UCL
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Elsa Beck Marsault : Abolitionnisme carcéral, Faire justice
Rester à l’écart des systèmes judiciaire et policier pour traiter les violences sexistes en milieu militant, c’est parfois une obligation, souvent un objectif. Ce livre, ancré dans une longue expérience dans des communautés queer, pose une mise en garde contre les dérives que cela peut entraîner, et propose des alternatives, sans jamais laisser de côté l’impératif de soin et de protection des victimes.
« En tant que gouine, j’ai longtemps navigué dans les communautés queer et féministes, et ai été témoin de nombreux processus d’exclusion et d’acharnement collectif – sur les protagonistes d’un conflit politique, sur des personnes victimes comme autrices de violence, ou sur leur entourage. »
La première phrase annonce parfaitement le sujet du livre : Faire justice est une réflexion sur la façon de gérer les conflits graves qui surgissent entre personnes qui se connaissent ou qui fréquentent un même lieu, en dehors de tout recours à la police ou à la justice.
Faire justice ou se venger ?
L’autrice, Elsa Deck Marsault (EDM) est la cofondatrice de Fracas, un collectif queer et féministe d’entraide militante à la prise en charge des conflits et des violences en milieu intracommunautaire.
Commençons par un rappel : la justice punitive, celle sur laquelle se fonde notre système pénal, est basée sur le principe : « un acte = une sanction ». Ce principe s’appuie sur la croyance selon laquelle la punition est juste et nécessaire. Croyance tellement ancrée qu’elle perdure même dans les milieux qui décident, par idéologie ou par nécessité, de se passer de la justice étatique pour régler les conflits internes. Le risque est gros : sans recul sur ce que l’on perçoit a priori comme « juste », on finit par se retrouver en position de « se faire justice », et c’est parfois un peu moche. Passages à tabac, harcèlement, mise en place de processus d’exclusion définitive sans regard sur les conséquences psychologiques que cela peut induire... EDM parle avec une grande justesse du malaise qui l’a saisie parfois au moment de prendre part à de telles actions, qu’elle estimait pourtant extrêmement justifiées. Mais en elle quelque chose résiste : comment se satisfaire d’un processus qui aboutit à traiter une personne comme si elle n’avait plus aucun droit humain, alors que l’on milite pour un monde plus égalitaire ?
Changement de paradigme
Le livre déroule l’analyse de nombreuses pratiques, par exemple le call out. Il s’agit de dénoncer les agissements d’une personne de façon publique, ce qui a tout son sens quand il s’agit d’une personne à la réputation bien établie, affirme EDM. Crier le plus fort possible les actes qu’ont commis Polanski, Depardieu et leurs compères, est très légitime, le but étant de leur faire perdre l’aura sur laquelle ils s’appuient pour agresser, et de contester les honneurs dont on les couvre. Mais dans le cas d’un·e « inconnu·e », le procédé perd de sa pertinence. D’autant que parfois le collectif de lutte est aussi un espace de vie ; pour une personne queer en rupture avec sa famille par exemple, le groupe est l’endroit où se développent des relations essentielles à la survie psychique et parfois physique... EDM rapporte avoir été témoin de cas de personnes perdant absolument tout suite à un call out : les ami·es, le lieu de vie, le travail.
Alors que faire ? Se pencher sur les principes de la justice transformatrice !
Cette justice-là est fondée sur le constat que punir une personne en raison de son comportement n’a que très peu de chance de l’inciter à changer. Et sur l’idée que les conflits interpersonnels ne sont pas sans lien avec les dynamiques de groupe, qui sont toujours à questionner. L’enjeu est d’encadrer l’émergence d’une prise de conscience de l’agresseur, tout en soutenant la victime, et en interrogeant les éléments extérieurs qui ont permis ou favorisé le passage à l’acte.
Trois étapes sont nécessaires pour transformer nos pratiques : s’intéresser au sujet d’abord, se documenter sérieusement avant d’agir. Prendre du recul sur nos usages et nos motivations, car se lancer dans l’accompagnement de personnes ayant subi ou commis des violences nécessite un investissement de long terme émotionnellement fort et n’est jamais sans conséquence. Enfin, s’organiser !
C’est souvent coûteux, parfois infructueux, mais EDM nous l’affirme, forte de son expérience au sein de Fracas : cela permet de s’attaquer à la résolution de situations humainement problématiques en ré-affirmant la possibilité de l’humain d’évoluer. Pas anodin si l’on vise à transformer la société !
Mélanie (amie d’AL)
Elsa Deck Marsault, Faire justice. Moralisme progressiste et pratiques punitives dans la lutte contre les violences sexistes, La Fabrique, septembre 2023, 168 pages, 13 euros
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Lire Harsha Walia : Migrations, capitalisme et nationalisme
Avec ce panorama mondial du contrôle de la main-d’œuvre par les frontières, la militante Harsha Walia, cofondatrice du groupe de défense des droits des migrants No One is Illegal, bouscule les récits dominants sur la « crise migratoire ».
Résultat inévitable de la colonisation, de la mondialisation capitaliste et des dérèglements climatiques, elle explique comment les migrations sont criminalisées, en même temps qu’elles renforcent les discours racistes, afin de garantir l’accumulation du capital.
Elle revient sur la formation de la frontière avec le Mexique, justifiée dès l’origine par l’idéologie de la destinée manifeste, puis l’annexion forcée de la moitié du pays, les guerres indiennes, qui ont servi de modèle aux guerres génocidaires, la surveillance et le contrôle de la population noire au service des intérêts du suprémacisme blanc et du capitalisme racial, la continuité entre le développement du complexe carcéro-industriel et les opérations de contre-insurrection, les accords de libre-échange, véritable contre-histoire des États-Unis.
La politique d’externalisation de la frontière, mise en place par l’Australie, est devenue un modèle mondial, notamment pour « l’Europe forteresse » : « La doctrine de la dissuasion exige une hécatombe aux frontières pour susciter la peur et prévenir la migration. » Le système de la kafala, qui régit le travail des travailleurs migrants dans les pays du golfe Persique, est un régime de citoyenneté exclusif et de ségrégation légale, comme un détournement de la conscience de classe au profit de la conscience nationaliste. Il s’agit bien de défendre le dogme de la citoyenneté raciale, ce que faisait déjà le Programme des travailleurs étrangers temporaires mis en place au Canada à la fin du xixe siècle, et que font tous les gouvernements d’extrême droite de la planète, dont le point commun est l’islamophobie.
Cette étude quasi-exhaustive donne à comprendre l’immigration dans sa dimension systémique et historique.
Ernest London (UCL Le Puy-en-Velay)
Harsha Walia, Frontières et domination. Migrations, capitalisme et nationalisme, Lux, 2023, 408 pages, 23 euros
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Contre le péril fasciste, réinventons l’espoir
Le sursaut électoral antifasciste a privé l’extrême droite d’une majorité. C’est un sursaut pour un sursis. La mobilisation populaire pour faire barrage in extremis doit se prolonger durablement pour reconstruire les outils politiques, syndicaux et associatifs de l’émancipation de notre classe sociale, celle des travailleurs et travailleuses. Nous ne ferons reculer l’extrême droite qu’en reconstruisant un projet politique désirable d’égalité et de justice.
Sous le parrainage du milliardaire catholique conservateur Vincent Bolloré et de son empire médiatique (Canal+, Cnews, Journal du dimanche, Paris-Match, Europe 1…) s’est réalisée l’union du RN avec Les Républicains de Ciotti. Alliance qui permet aux fachos de multiplier par deux leurs électeurs et d’augmenter dangereusement le nombre de leurs députés. A cela s’ajoute que Bardella a pris la direction au Parlement européen des députés d’extrême droite favorables à Poutine.
La dynamique du RN libère dans la rue et dans les entreprises les agressions physiques et verbales racistes, homophobes, transphobes… Troisième force politique à l’Assemblée mais premier parti politique, le RN va pouvoir renforcer d’ici la présidentielle de 2027 son discours « anti-système », le « seul parti qu’on a pas encore essayé ». Le péril reste entier.
Un Parlement sans majorité
La cuisine parlementaire est en ébullition. La démocratie bourgeoise où les élu·es sont hors de contrôle est en panne. Quel que soit le menu qui nous sera servi, il ne saura satisfaire les revendications sociales, économiques, écologiques et antiracistes urgentes. Et il ne répondra pas plus aux aspirations d’égalité et de justice des femmes, des quartiers populaires, des minorités LGBTI. Au mieux pouvons nous espérer que les compromis inévitables entre les trois blocs freinent les attaques contre le camps des jeunes et des travailleurs et travailleuses.
Retrouver le goût du combat politique
Le « peuple de gauche » a subit tant de déceptions, du stalinisme au social-libéralisme, qu’il s’est progressivement mais massivement replié sur lui-même, abandonnant le terrain à un macronisme « en même temps » de gauche et droite, et laissant prospérer les idées réactionnaires les plus sombres.
Face aux médias Bolloré et aux militants d’extrême droite galvanisés, il s’est réveillé, un peu en panique. Il faut que ce réveil soit le point de départ d’une reconquête et d’une reconstruction. Reconquête idéologique contre le fatalisme économique que nous assène le capitalisme ultralibéral, reconstruction des outils de nos résistances.
Paniques morales quant au péril sur l’« identité française »
Si le vote à l’extrême droite peut s’expliquer en partie par la crise du capitalisme et des politiques néolibérales mises en place depuis des décennies, nous devons faire face à l’adhésion toujours plus grande de notre camp social aux idées racistes et aux paniques morales quant au péril sur l’« identité française » qui serait menacée par des Français·es d’origine étrangère ou binationaux, ou encore des migrant·es vu·es comme des « ennemis de l’intérieur ». L’extrême droite en fait son carburant, mais il faut mesurer la responsabilité de l’État et des décennies de politiques racistes et coloniales, de stigmatisations et de discriminations à droite comme à gauche, au nom de prétendues « valeurs républicaines ». Combattre l’extrême droite c’est la couper là où elle prend racine.
Face au péril fasciste et à une classe capitaliste jamais rassasiée, il faut reconstruire nos syndicats et nos capacités à mener des grèves sérieuses. Reconstruire ou étendre nos comités de quartiers, les associations féministes, antiracistes, écologistes sur des bases combatives pouvant organiser des actions à la fois radicales et massives.
Rendre le communisme à nouveau désirable
Le Nouveau Front populaire, s’il perdure, ne sera pas l’outil du renouveau. La social-démocratie n’ira pas au bout de ses promesses et ne saura pas répondre à la hauteur de l’enjeu. Il faut passer d’un anticapitalisme trop souvent réduit à de vagues slogans à une défense forte du communisme comme seule alternative crédible à la mondialisation capitaliste et aux guerres entre puissances impérialistes majeures qui nous menacent – comme en Ukraine – et maintiennent les peuples dans la misère et sous domination – comme à Mayotte, en Kanaky ou en Palestine.
Fidèles à leur traditions, ancré·es dans les organisations populaires et dans les luttes, les communistes libertaires doivent plus que jamais porter haut leur projet de société : socialisation des moyens de production et autogestion de la société avec les outils de la démocratie directe.
Union communiste libertaire, 8 juillet 2024
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Irak : Opération turque de grande envergure contre la gauche kurde
C’est reparti pour une campagne de bombardements et de mort. Début juillet, Erdogan a lancé son armée dans les montagnes irakiennes pour traquer la guérilla qui le défie. En parallèle, il tente de se rabibocher avec un autre tyran sanguinaire, Bachar el-Assad.
Depuis la fin du mois de juin, au moins 300 véhicules blindés, dont des chars, et 15 000 soldats turcs ont pénétré au Kurdistan irakien. Dans les monts Qandil se trouve en effet la base arrière du PKK, centre de gravité de la gauche kurde au Moyen-Orient, qu’Erdogan a promis de détruire pendant l’été. Pour atteindre cet objectif, il a l’appui en Irak du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), la faction « libérale-féodale » du clan Barzani. Mais il multiplie aussi les initiatives diplomatiques.
Erdogan a coutume de galvaniser le nationalisme en Turquie avec des opérations militaires extérieures chaque fois que son autorité vacille à l’intérieur. Ce qui est le cas suite au succès de l’opposition, et notamment de la gauche kurde, aux dernières élections municipales.
Mais cette opération constitue également une pression globale sur la gauche kurde en Turquie, en Irak et en Syrie. Malgré leurs chicanes, les différents régimes d’extrême droite qui tyrannisent la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie ont au moins un point commun : la haine des forces de gauche et de l’expérience révolutionnaire qui se mène Rojava.
La Russie semble s’entremettre
En Syrie, justement, Erdogan tend la main à Bachar el-Assad. Le 28 juin, il a déclaré qu’il ne voyait « aucun obstacle au rétablissement des relations avec la Syrie », dont l’armée turque occupe plusieurs régions, où elle couvre des milices islamistes voire djihadistes. Mais Assad a lui-même affirmé le 26 juin être ouvert à « toutes les initiatives concernant les relations syro-turques ». Fin mai, le Premier ministre irakien a déclaré qu’il œuvrait pour la réconciliation entre Ankara et Damas, mais c’est surtout la Russie qui semble s’entremettre.
Il reste cependant un fossé entre les exigences syriennes et turques. Assad veut le retrait des troupes turques et l’arrêt du soutien d’Ankara aux milices djihadistes. La Turquie exige avant tout que Damas élimine l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES) dominée par la gauche kurde. Aucun ne veut jouer le premier coup.
Si le gouvernement irakien et le PDK ont donné leur feu vert à une intervention militaire turque au Kurdistan d’Irak, c’est probablement en raison des enjeux d’infrastructures, notamment pétrolières, qui pour l’heure sont gênés par l’activité de la guérilla kurde.
L’État français sera encore plus complice avec le RN au pouvoir
L’État français, de son côté, n’exerce plus aucune pression sur la Turquie pour une solution pacifique au Kurdistan. Pire : pour complaire à Erdogan, il réprime épisodiquement les militants de la diaspora kurde en France.
Cette politique cynique pourrait s’aggraver avec l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national, dont la sympathie va généralement aux dictateurs, qu’il s’agisse d’Erdogan, d’Assad, de Poutine.
« Les actions de soutien militantes en France et à l’étranger sont d’une importance vitale, a rappelé récemment le représentant de l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (AANES). Cela génère aussi beaucoup d’espoir sur place. » Même s’il est évident qu’en France la priorité est à la lutte contre l’extrême droite, nos camarades révolutionnaires qui combattent l’extrême droite au pouvoir en Turquie, en Iran et en Syrie doivent continuer à recevoir notre soutien. De nombreuses initiatives sont portées par le réseau Serhildan, la Coordination nationale solidarité Kurdistan ou encore le réseau Rise Up For Rojava.
Union communiste libertaire, le 2 juillet 2024
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Contre la montée de l’extrême droite - lutte des classes et révolution sociale !
Les élections européennes sont passées. Partout en Europe, les conservateurs et l’extrême droite ont réalisé les scores prévus par les instituts de sondage. L’extrême droite est désormais en position de force, grâce notamment aux scores obtenus en France et en Allemagne. Il n’y a pas d’autre choix que de reconnaître que nous sommes confrontés à un avenir de crise qui pourrait avoir les conséquences les plus graves. Nous devons nous y préparer et nous devons le faire maintenant.
Les élections européennes sont passées. Partout en Europe, les conservateurs et l’extrême droite ont réalisé les scores prévus par les instituts de sondage. L’extrême droite est désormais en position de force, grâce notamment aux scores obtenus en France et en Allemagne, ce qui lui permettra soit de former une alliance avec le groupe conservateur du PPE (dont elle a déjà fortement influencé les politiques très à droite), soit d’agir comme une force de blocage contre les politiques sociales et progressistes. Il n’est pas difficile de prévoir que les politiques européennes à venir seront encore plus dures pour les classes laborieuses et les migrants.
Un avertissement pour notre camp social
Ce vote pour les ennemis du travail et les amis du grand capital - bien que minoritaire au vu du taux d’abstention - est un avertissement pour notre camp social. Il est la conséquence directe des politiques d’austérité budgétaire - la destruction des services publics, la remise en cause des droits sociaux et notamment de la protection sociale, alors que la bourgeoisie s’enrichit infiniment - et des politiques de libéralisation promues par l’Union européenne.
Même si les forces d’extrême droite ne sont pas encore sur le point de prendre le pouvoir dans toute l’Europe, les résultats des élections montrent plus que clairement que la démocratie libérale, contrairement à ce qu’elle et ses partisans aiment à présenter, n’offre aucune protection contre l’extrême droite. Par sa politique d’appauvrissement de la classe ouvrière et ses politiques nationalistes, racistes, sexistes, homophobes et transphobes qui sèment la discorde, elle crée un terrain fertile pour la montée de l’extrême droite. Par ses élections, il hisse l’extrême droite au pouvoir et lui donne les moyens de mettre en œuvre ses projets.
Le vote d’extrême droite est l’expression d’un racisme structurel
Il n’y a pas d’autre solution que de reconnaître que nous sommes confrontés à un avenir de crise qui pourrait avoir les conséquences les plus graves. Nous devons nous y préparer et nous devons le faire maintenant. Mais si le vote d’extrême droite est alimenté par le désespoir dans un contexte où nos acquis sociaux sont constamment attaqués et érodés, s’il est l’expression d’un racisme structurel qui, dans un contexte de crise, s’exprime de manière décomplexée, alors il n’est pas inéluctable. Notre camp social doit se rassembler pour mener une contre-offensive. C’est en luttant collectivement pour la reconquête des droits, sur une base de classe, que nous ferons reculer durablement l’extrême droite. Seul un mouvement social fort, autonome, offensif et pleinement antiraciste sera en mesure de faire reculer l’extrême droite sur le long terme.
Face à la haine et à la division érigées en système, opposons la solidarité de classe de tous les travailleur·euses, y compris les personnes racisées, les jeunes des quartiers populaires, les personnes LGBTI et les femmes, qui seront les premières victimes de l’extrême droite lorsqu’elle arrivera au pouvoir. Partout où nous rencontrons une résistance de l’extrême droite, nous devons toujours montrer pour quelle alternative nous nous battons. Notre perspective n’est pas la démocratie libérale, notre perspective est la lutte unie pour les intérêts de notre classe, la construction d’un contre-pouvoir et la révolution sociale.
Pour construire cette alternative - dans les syndicats, les organisations de quartier, les groupes scolaires et universitaires, les collectifs féministes, antiracistes et écologistes - nous devons gagner nos collègues, nos voisin·nes, nos camarades de classe.
Arrêtons la montée de l’extrême droite ! Luttons pour la révolution sociale !
Union communiste libertaire (UCL) - France, Belgique, Suisse
Die Plattform - Allemagne
Embat, Organització Llibertària de Catalunya - Catalogne, Espagne
Organisation Socialiste Libertaire (OSL) - Suisse
Anarchist Communist Group (ACG) - Grande Bretagne
Alternativa Libertaria (AL) - Italie
⚠️ plus de tram à compter de 20h, vérifiez avant de partir s'il y a un arrêté (indre-et-loire.gouv.fr/Publica…), s'il n'est pas publié, ses dispositions sont inopposables aux tiers (les manifestant·es)
DM pour ne pas aller seul·e en manif !
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Constitutionnalisation de l’IVG : Qu’en est-il vraiment de nos droits ?
La constitutionnalisation de l’IVG en France a été saluée partout dans le monde comme un vote « pionnier ». Et pourtant, elle est fruit d’un compromis politique qui ne garantit en rien les conditions d’accès à l’avortement ou les conditions dans lesquelles se déroule celui-ci. Un pis-aller pour les femmes et un refus de protéger toutes les autres personnes concernées par ce droit.
Le 4 mars, le Parlement réuni en Congrès à Versailles a approuvé le projet de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’avortement. Cette loi vient insérer dans l’article 34 de la Constitution un alinéa rédigé ainsi :« La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Le gouvernement a retenu la « liberté » du Sénat au « droit » de l’Assemblée, en lui ajoutant toutefois une « garantie » qui pourrait paraître plus sécurisante. Mais Éric Dupond-Moretti s’est empressé de préciser que le gouvernement n’entendait pas créer un droit absolu et sans limite. Que la réaction se rassure, ce terme ne remet pas du tout en cause le délai légal de l’avortement ou la clause de conscience des médecins et des sages-femmes ! La Commission nationale consultative des droits de l’Homme a d’ailleurs souligné que ce texte n’apportait rien par rapport à la situation actuelle.
Une avancée ? Mais laquelle ?
Sarah Durocher, présidente du Planning familial, considère que faire avancer le droit à l’avortement implique toujours des compromis en France, qu’il fallait que les anti-choix perdent et qu’il était important d’envoyer un signal aux féministes européennes dans un contexte où l’extrême droite et la droite conservatrice arrivent au pouvoir. Certes, mais il n’en demeure pas moins que la formulation retenue par le gouvernement exclut les hommes trans de l’accès à l’IVG, car il est bien évidemment possible d’être enceint sans être une femme, que l’on soit un homme intersexe, un homme trans ou une personne étrangère bénéficiant d’une mention de sexe « neutre » ou « autre » à l’état civil [1].
Cette « avancée » ne supprime en rien les obstacles rencontrés par bon nombre de femmes : fermeture de Centres de constraception et d’interruption volontaire de grossesse (CIVG), hostilité ou désintérêt de certains médecins, freins à la pratique des IVG par les sages-femmes, ... De plus, si l’extrême droite accède au pouvoir, cette constitutionnalisation ne l’empêchera pas de faire voter une loi rajoutant par exemple des entretiens préalables, coupant les remboursements ou empêchant les mineures d’avorter sans autorisation parentale.
Se réjouir d’un symbole ? Sûrement pas !
Nous ne pourrons jamais compter sur des politiques qui depuis des décennies pavent la voie aux réactionnaires et à l’extrême droite. Pendant que les macronistes jouent aux féministes, l’extrême droite continue sa propagande. La chaîne réactionnaire de Vincent Bolloré, CNews, a qualifié l’avortement de première cause de mortalité dans le monde, assimilant les avortées à des meurtrières. Ce gouvernement comme d’autres ne fait qu’utiliser les droits des femmes et des personnes LGBTI pour redorer son blason alors qu’il détruit les services publics, annonce le réarmement démographique et mène des politiques coloniales de contrôle démographique comme à Mayotte où il incite les femmes à se faire stériliser. Nous ne pouvons pas nous réjouir d’un symbole qui masque le manque abyssal de moyens alloués au respect du droit à l’avortement. Selon sa situation géographique, mais aussi sociale, une personne souhaitant avorter peut rencontrer de grandes difficultés pour faire ses démarches dans les délais légaux. Le démantèlement de l’hôpital public où se fait la majorité des IVG, la fermeture de 130 CIVG en 15 ans, ou encore la « clause de conscience » qui permet toujours aux médecins de refuser cet acte médical sont autant d’obstacles matériels à la possibilité d’avorter.
Pour un avortement libre et gratuit, partout, tout le temps
Dans les pays autorisant l’avortement, la bataille se situe inlassablement autour des moyens alloués (information, lieux pour avorter, médecins formés, prise en charge financière, etc.) afin que le droit à avorter devienne enfin effectif pour toutes et tous. En plus de cette effectivité, c’est aussi la gratuité que nous devons gagner. L’assurance maladie devrait couvrir les avortements chirurgicaux et médicaux comme la contraception. La santé sexuelle et reproductive a évidemment un coût que nous pouvons choisir d’assumer collectivement. De telles mesures permettraient aux femmes et aux personnes issues de minorités de genre d’avorter dans leur pays de résidence et gommeraient les inégalités d’accès entre les individu·es de différents milieux.
Nous voulons voir disparaître les situations de discrimination et les obstacles pour accéder à l’avortement pour toutes les femmes éloignées des systèmes d’information et de soin, les membres des groupes minoritaires et marginalisés, comme les personnes racisées, les membres des communautés LGBTI et les plus jeunes. Ainsi, se pose également la question de l’allongement des délais (24 semaines aux Pays-bas par exemple), ou de leur suppression comme au Canada où l’avortement est légal à tous les stades de la grossesse.
Les discours infantilisants doivent cesser. Les femmes comme les personnes en minorité de genre n’ont pas besoin de lois pour savoir à quel moment elles peuvent ou pas avorter. Nous savons ce qui est bon pour nous. Nous n’avons pas besoin de législateurs décidant à notre place (et sans qu’aucune raison médicale ne vienne appuyer tel ou tel délai) pour des questions morales, religieuses ou philosophiques. Le droit à choisir librement sa grossesse est une liberté fondamentale. Il en va de même pour tous les droits à disposer de son corps, de la transition médicamenteuse au refus des mutilations des personnes intersexes. Pour toutes les femmes, et personnes en minorité de genre du monde entier, la lutte continue.
Commission antipatriarcat de l’UCL
[1] Le Planning Familial avait subi de nombreuses attaques en 2022 à la suite de la publication d’une affiche montrant un homme trans enceint. Voir le communiqué de soutien que nous avions produit à l’époque : unioncommunistelibertaire.org/…
Planning familial : Faire front face aux attaques transphobes – UCL - Union communiste libertaire
Une nouvelle polémique transphobe frappe le planning familial et menace nos droits reproductifs et sexuels à toutes et tous.UCL - Union communiste libertaire
unioncommunistelibertaire.org/…
Islamophobie et sexisme d’État : Une loi discriminante qui continue de provoquer des débats
En 2004 était voté une loi anti-voile, dite sur le port des signes religieux à l’école. Vingt ans plus tard devons-nous fêter cette loi dont beaucoup se réclament à des fins racistes ?
Cela fait cette année 20 ans que la loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école a été promulguée, non pas pour des raisons de laïcité (la loi de 1905 est suffisamment claire sur la liberté de culte), mais pour stigmatiser la population musulmane. Ceci deux ans après la présence de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle pour la première fois.
Depuis, l’extrême droite continue de monter et la situation s’aggrave. La dernière circulaire de rentrée, l’une des premières mesures de Gabriel Attal à sa prise de fonction, interdit les abayas dans les établissements. Chaque décision stigmatise davantage les musulman·es de France.
L’émancipation des élèves passe sans doute par une prise de recul par rapport à leurs traditions familiales et religieuses, mais cette loi n’accomplit pas cet objectif. Une interdiction brutale ne permet pas de prendre du recul ou d’émanciper, elle ajoute juste une oppression à des personnes qui en vivent déjà chaque jour, et est une atteinte au droit à l’éducation. L’inégalité de traitement entre les différentes religions est criante au sein du milieu scolaire : de nombreux établissements confessionnels privés existent pour les autres religions.
En plus d’être islamophobe, cette loi est sexiste et fait partie des nombreuses injonctions que reçoivent les adolescentes sur leur manière de s’habiller. Aucune tenue ne semble véritablement leur permettre de ne pas subir de contrôle sur leurs corps : lorsqu’il ne s’agit pas de leur reprocher des vêtements trop courts, ce sont ceux qui sont trop longs qui deviennent problématiques. Alors que l’émancipation consisterait à les laisser choisir de manière éclairée, il n’en est pas question avec cette loi.
Dans les salles des professeur·es, il est très difficile d’aborder le sujet. Les enseignant·es sont en effet très majoritairement en faveur de cette loi (à plus de 90% selon certains sondages [1]).
Une position « contre » nécessaire mais difficile à obtenir
Même chez les syndiqué·es, on se trouve rapidement face à des arguments du type « si on laisse le voile, alors... », avec plusieurs variations possibles sur la catastrophe qui se produira alors. La propagande perpétuelle de l’extrême droite dans les médias et les réseaux sociaux a malheureusement une efficacité certaine quand elle ravive des conflits ou qu’elle crée des polémiques.
Les syndicats d’enseignants sont majoritairement silencieux sur ce sujet, mais des avancées tardives et timides apparaissent : la fédération de SUD éducation s’est démarquée dernièrement en demandant son abrogation. Cette décision a fait l’objet de débats internes difficiles et de quelques départs ; elle apparaît pour autant salutaire au regard des conséquences dramatiques de la loi sur la vie quotidienne des élèves concerné·es. Les avis exprimés par les plus jeunes sur cette loi donnent davantage d’espoir : un sondage [2] donne 52% des lycéen·es contre cette loi, ce qui laisse penser qu’une évolution est possible à terme.
Un travail syndical et politique de profondeur reste à mener : il apparaît nécessaire de se mobiliser massivement contre cette loi qui laisse libre court aux discriminations quotidiennes, et contre toutes celles dans la même lignée déjà promulguées ou qui le seront bientôt.
Des enseignant·es militant·es de l’UCL
[1] « Les enseignants, la laïcité et la place des religions à l’école », Ifop.com
[2] « « Droit au blasphème », laïcité, liberté d’enseignement… Les lycéens d’aujourd’hui sont-ils « Paty » ? », Ifop.com
- #3juillet 19h
- #7juillet 20h
Sois prudent·e et remonte en DM toute problématique, si tu es isolé·e pour venir en manif, DM itou
Contre l'#ExtremeDroite, coordonner, rassembler, construire une #RiposteAntifasciste !
Une pensée pour #JulienTerzics
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Face à la vague réactionnaire
L’heure est grave. Cette campagne législative impromptue a confirmé le RN fascisant comme nouveau centre de gravité de la droite française. S’il arrive au pouvoir, il faudra lui opposer un front social, antiraciste et de classe. Mais pour l’heure, le Nouveau Front populaire nous apparaît comme la seule force capable de résister dans les urnes au RN. C’est pourquoi, « sans illusion ni scrupules », on votera NFP pour bloquer l’accès du RN à Matignon.
La dissolution de l’Assemblée nationale, coup de poker désespéré d’un président au bout du rouleau, a provoqué une accélération de la recomposition de la droite française. Les masques tombent, et ce n’est pas beau à voir.
La Macronie lepénisée
La Macronie paniquée, sentant le sol se dérober sous ses pieds, n’a cessé de renvoyer dos à dos « les extrêmes ». Son président ne se contente plus de calquer les thématiques du RN. Il en a repris même le langage, en qualifiant par exemple d’« immigrationniste » le Nouveau Front populaire (NFP), dont le programme économique serait par ailleurs « quatre fois pire » que celui du RN, et en jouant sur les paniques morales réactionnaires sur l’immigration et les personnes trans. La Macronie aura attendu le lendemain du 1er tour pour concéder du bout des lèvres que le RN était plus dangereux que le NFP.
Cogner sur des boucs émissaires
Quant aux gaullistes (LR), ils semblent voués à devenir un simple parti d’appoint. L’appoint du RN, après avoir été l’appoint de la Macronie. Parions qu’Éric Ciotti, par sa brusque allégeance à Marine Le Pen, n’aura fait que devancer les autres dirigeant·es d’un parti depuis longtemps engagé sur la pente de la droite extrême.
La recomposition politique entre les partis de droite (Renaissance et LR) et l’extrême droite (RN et Reconquête) va se poursuivre à marche forcée, autour d’un dénominateur commun : pour masquer la parenté de leurs politiques économiques et sociales désastreuses, ces partis vont cogner sur des boucs émissaires (personnes LGBTI, musulmanes, noires, arabes, militant·es écolo, « ultra-gauche », etc.) accusées de tous les maux.
Face à cette convergence réactionnaire, nous réaffirmons que l’alternative de fond et de long terme, c’est le mouvement social, les luttes collectives pour défendre nos intérêts de classe. Combattre ensemble les politiques antisociales du futur gouvernement ainsi que contre son maintien et promulgation de projets racistes et colonialistes, quel qu’il soit, sera le meilleur levier pour détacher des pans entiers de la population de l’influence du RN.
Le NFP, d’« extrême gauche » ?
Mais dans l’immédiat, le rempart de circonstance, c’est le Nouveau Front populaire.
Pour le discréditer, la Macronie et le RN se sont acharnés à le taxer d’antisémitisme et à le classer « extrême gauche ».
Dans le premier cas, c’est d’une hypocrisie écœurante. Oui, on trouve parfois au NFP des discours minimisant l’antisémitisme ambiant, et il ne faut rien céder sur ce point. Mais en l’occurrence, il s’agit surtout, pour le camp Renaissance/LR/RN, de criminaliser le soutien d’une partie du NFP à la Palestine.
Dans le second cas, qualifier le NFP d’« extrême gauche » relève de la crétinerie ou de la blague, tant son programme est d’un réformisme timide : essentiellement la protection des libertés publiques, des réglages fiscalistes, des promesses de stopper la casse sociale (retraites, assurance chômage)… mais pas de réformes structurelles, aucune nationalisation stratégique par exemple (ni dans les transports, ni dans l’énergie, ni dans la chimie-pharmacie…). Les capitalistes peuvent dormir tranquilles, ils n’ont rien à craindre de la « règle verte » promise par le NFP.
Il s’agit d’un programme d’« union antifasciste » comme l’était celui de son prédécesseur de 1936. On n’en n’attend pas davantage à vrai dire. Comme en 1936 (avec la grève générale et les occupations d’usines), les vraies conquêtes sociales se feront sans lui, voire malgré lui. Mais pour l’heure, nous appelons tout notre camp social voter pour le NFP là où il est présent au 2e tour, pour empêcher le RN d’accéder à Matignon.
Union communiste libertaire, 1er juillet 2024
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Le RN, ennemi mortel des personnes LGBTI
L’accession du RN au pouvoir serait catastrophique pour les droits des femmes et des personnes LGBTI. Bien que l’extrême-droite, avec le RN en tête, prétend avoir renoncé à certaines de ses positions traditionalistes au point de s’accaparer les suffrages des femmes et de compter dans ses rangs le plus gros contingent d’élus gays suite aux élections législatives de 2022, la réalité est tout autre. Transphobie, conception traditionnelle de la famille, opposition à la PMA : le RN est et reste l’ennemi mortel des personnes LGBTI.
En Europe et au parlement européen
Partout où elle se trouve au pouvoir, l’extrême droite met en place des politiques discriminatoires, met en danger les libertés fondamentales, laissant s’installer un climat de violences sociales envers les personnes LGBTI. Certaines des réalisations de l’extrême droite européenne comprennent par exemple :
- Zones « sans idéologie LGBTI » en Pologne ;
- Démantèlement des droits parentaux en Italie ;
- Loi interdisant « la promotion de l’homosexualité » en Hongrie.
Concernant les droits des personnes LGBTI, les eurodéputés RN :
- Ont voté contre ou se sont abstenus sur huit textes visant à punir les crimes homophobes au Parlement européen ;
- Ont voté contre un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion en mars 2018. Parmi les 34 députés français s’y étant opposés figuraient 16 députés RN ;
- Ont unanimement voté contre un texte alertant sur les discours de haine à l’encontre les personnes LGBTI dans l’Union européenne en 2019 ;
- Ont voté à l’unanimité contre une résolution dénonçant les violations des droits des citoyen·es LGBTI en Hongrie en juillet 2021 ;
- Ont voté contre une déclaration proclamant l’Union européenne comme une zone de liberté LGBTI en mars 2021 ;
- Ont refusé de voter pour une résolution alertant sur la multiplication des crimes homophobes dans l’UE après le meurtre de deux hommes devant un bar gay à Bratislava, en Slovaquie, en octobre 2022.
A l’échelle nationale
À l’Assemblée nationale, les 89 députés RN élus en 2022 n’ont pas brillé pour leur soutien aux femmes et aux minorités de genre.
En juillet 2023, le groupe Rassemblement national est le seul à voter contre une proposition de loi visant à renforcer l’accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique. Sur les 36 députés présents, 35 votent contre et un élu s’abstient ;
En juillet 2023 toujours, le député RN Julien Odoul dépose une proposition de loi visant à interdire aux personnes transgenres le droit de concourir dans des compétitions sportives dans la catégorie de leur genre ;
Lors du vote au Congrès sur le projet de loi constitutionnelle inscrivant l’IVG dans la Constitution, le RN est le groupe qui vote le moins pour le texte : 12 députés votent contre, 20 s’abstiennent, et 11 sont absents ;
En avril 2024, la députée RN Joëlle Mélin a déposé une proposition de loi visant à interdire aux mineur·es trans le droit de transitionner, et ses homologues au Sénat ont voté pour une proposition similaire portée par LR.
Nos fiertés sont nos luttes
Toutes ces réalisations ne sont qu’un avant-goût de la politique que le RN pourrait mener à l’encontre des LGBTI. En s’inspirant de ses modèles européens que sont Orban, ou Meloni, le RN détruira un à un nos droits arrachés par la lutte : abrogation du mariage et de l’accès à la PMA pour tous·te·s, rétablissement des thérapies de conversion, négation des droits des personnes trans, etc. Face à la menace existentielle que représente l’extrême droite pour tous·te·s les minorisé·es, il est plus que jamais temps de faire front.
Organisons-nous, mobilisons-nous : aujourd’hui comme demain, que vivent l’antifascisme et la lutte contre l’extrême-droite !
Union communiste libertaire, le 28 juin 2024.
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L'#UnionCommunisteLibertaire 37 appelle à rejoindre le rassemblement #antifa à 20h : c'est dans la rue qu'ça s'passe !
⚠️ sois prudent·e : n'y va pas seul·e (DM), vide tes poches et habille toi de façon neutre et confortable, avec le COVID, FFP2 possible...
youtube.com/watch?v=nRhLCT5nV1…
RIPOSTE POPULAIRE - Porcherie 2024
Ce collectif éphémère d'artistes, de citoyens, de citoyennes s'est formé pour ré-enregistrer l'emblématique titre de Bérurier noir « Porcherie » et porter à...YouTube
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