Le n° de mai/juin est entièrement consacré à la guerre inter-impérialiste en Ukraine : #NoWarButClassWar !
melbacg.files.wordpress.com/20…
#Melbourne #WarResister #Internationalism
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Le milieu associatif possède un contexte particulier, comment s’y adapter pour défendre nos droits en tant que travailleur·euses et mener des actions collectives ?
Texte d'un militant de l'#UnionCommunisteLibertaire de Bruxelles : bxl.communisteslibertaires.org…
S’organiser au travail dans le milieu associatif
A la suite d’un arpentage du livre « Te plains pas c’est pas l’usine » qui avait été organisé par l’Union Communiste Libertaire de Bruxelles, en tant que militant, syndicaliste et travailleur dans une association, j’ai essayé de réfléchir à la manière d’intégrer les constats fait par les autrices dans nos méthodes d’organisation. Le milieu associatif possède un contexte particulier, comment s’y adapter pour défendre nos droits en tant que travailleur·euses et mener des actions collectives ?
Les associations et l’état :
Les associations pallient les problèmes non résolus par l’État, réduisant ainsi ses coûts salariaux. Les travailleur·euses associatifs, sous-traitants précaires, sont moins chers. Ce transfert de compétences calme les luttes sociales en les canalisant à travers les associations. L’État répond indirectement aux problèmes tout en contrôlant les conflits et en masquant les luttes de classes derrière la « démocratie participative » et le « mieux vivre ensemble ».
Le modèle de financement associatif a évolué et il crée des impératifs contradictoires. Les associations doivent établir des budgets suffisant pour se permettre de travailler, mais sans excéder un certain seuil pour être sélectionnées dans les appels à projet. Cela ressemble étrangement au secteur privé lucratif, à la différence que les associations disposent de contrats précaires et de statuts « bénévole » pour réduire les coûts.
Les appels à projets et les marchés publics restreignent l’action associative. Les associations doivent se conformer aux besoins politiques de l’État plutôt qu’agir selon leurs propres décisions ou les réalités de terrain. Ce glissement est souvent imperceptible. On pense qu’il suffit d’ajuster son discours pour obtenir des subventions tout en conservant une autonomie, mais cela crée un cercle vicieux.
Les marchés publics et les appels à projet sont souvent flous et verbeux. On peut croire qu’ils offrent une certaine liberté d’action, mais il faut présenter les projets avec un langage à la mode et en intégrant des concepts fourre-tout. Rédiger des dossiers, les adapter à différents interlocuteurs et produire des rapports et des évaluations devient une tâche énergivore pour les associations. Peu à peu, reproduire leur propre travail devient l’essence même de l’activité des travailleur·euses du secteur associatif.
L’exploitation en milieu associatif :
Avec un fonctionnement par projets et des financements structurels en baisse, l’association semble toujours être en crise. En tant que salarié.e, on doit en permanence travailler à reproduire son propre emploi, ne pas en demander plus et si l’association n’a plus besoin de nous, on n’a pas à se plaindre car c’est la crise…
Il y a un attrait au travail associatif, car il est gratifiant, il permet la réflexion, la collaboration. Il est perçu comme un domaine de résistance à la mondialisation et au néolibéralisme, incitant souvent les travailleur·euses à faire des sacrifices pour « la cause ». Les salaires restent bas et les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées. On convainc les travailleur·euses de l’importance éthique de leur mission en les responsabilisant et en les culpabilisant. Au lieu d’un salaire décent, la reconnaissance est souvent utilisée comme une compensation.
Le dévouement est si intégré au travail associatif qu’il semble parfois qu’il n’y ait pas de pouvoir ou de coercition. L’employeur n’est jamais perçu comme un patron, mais plutôt comme ayant les mêmes intérêts que les travailleur·euses. Ces derniers s’identifient à l’association et reproduisent sa structure, ce qui les pousse à s’auto-manager. Néanmoins, une direction coordonne bien cette dynamique et travaille à dissimuler la relation employeur-employé. Pour garantir le bon fonctionnement, la direction mêle informel, partage de valeurs avec des objectifs quantitatifs et financiers.
Les associations s’appuient largement sur le bénévolat et une variété de contrats précaires. Les premières concernées par les boulots instables et usants sont les femmes (qui composent la majorité des travailleur·euses du secteur) et d’autres parts les personnes non-blanches. Peu de différences ici avec les autres secteurs du travail, si ce n’est le décalage entre les pratiques et le discours de lutte contre les discriminations. De nouveau, les rapports de domination sont effacés derrière le récit que se crée l’association.
Syndicalisme de relations sociales :
Les principes d’organisation des IWW semble bien adaptés au milieu associatif avec ses petites structures qui facilitent la création de liens forts avec nos collègues. La plupart du temps, il n’y a pas de délégation syndicale en place (pourquoi il en faudrait une, nous sommes une « grande famille »), mais cela peut laisser la place à la constitution d’un comité de travailleur·euses auto-organisé.
L’idéologie du dévouement, de la concertation et le discours de la « famille associative » crée un environnement relativement hostile à la confrontation avec les intérêts de l’employeur et à l’action directe. D’un autre côté, les liens forts entre collègues peuvent faciliter la constitution d’un comité de travailleur·euses et le fait d’envisager l’action collective. La barrière majeure consiste dans cette réticence à écorcher ce « nous » associatif en exposant plus clairement la relation employeur-employés.
Il est possible que nos collègues se dirigent d’abord vers la concertation avec la direction ou fassent appel à un acteur extérieur (avocat, médiateur,…). Au sein d’un comité de travailleur·euses auto-organisé, notre avis n’est qu’une voix parmi les autres. Si ces solutions fonctionnent tant mieux, mais dans le cas contraire, n’hésitons pas à remettre la possibilité de l’action directe sur la table. La mise en place d’un plan d’action pertinent au sein d’un front commun de travailleur·euses viendra renverser le rapport de force travailleur·euses-employeur. Dans tous les cas, la construction d’un comité et le renforcement de la solidarité avec nos collègues augmente déjà notre pouvoir d’action.
Quand un problème se présente, les travailleur·euse.s se retrouvent souvent seul·e·s face au CA et à la direction. En effet, les associations sont généralement de petites structures, parfois de 2 à 3 personnes et les salariés peuvent avoir des missions très différentes les uns des autres. Mais en parallèle à cet éclatement des travailleur·euses, il existe aussi une tendance, comme dans le secteur privé lucratif, au regroupement des structures au sein de hub qui facilitent le réseautage entre associations.
Il pourrait être possible de profiter de cette tendance qui permet de regrouper dans le même lieu des travailleur·euses aux missions diverses, mais qui partagent des conditions de travail similaires. Une organisation syndicale fonctionnant sur le modèle des réseaux de solidarité (comme le Réseau Bruxelles Solidarité) pourraient permettre aux travailleurs de très petites structures de se soutenir mutuellement et de mener des actions collectives.
En parallèle de la lutte contre l’exploitation au sein des associations, il y a aussi un combat à mener pour de meilleures conditions de travail et de financements pour le milieu associatif. Il y a un besoin de développer un rapport de force plus large et radical. C’est aussi la barrière entre travailleur·euse.s exploité·e·s et bénéficiaires du travail de l’association qu’il convient de briser. En effet, ces deux groupes, en tant que prolétaires, ont plus en commun qu’avec les dirigeants des structures associatives. De cette manière, la lutte peut aussi s’élargir aux conditions subies par les usager·ère·s des associations.
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🌄Le 19 Juillet 2012 débute la révolution du Rojava (nord de la Syrie) après la prise de Kobanî puis d'Efrin (20 juillet) par les YPG (unité de protection du peuple, branche armée du PYD, parti de l'union démocratique). La révolution va s'étendre dans tout le nord de la Syrie pour créer une zone d'autonomie démocratique.
Aujourd'hui l'AANES (administration autonome du nord et de l'Est de la Syrie) poursuit le développement de la rupture politique en s'efforçant de construire une société démocratique, égalitaire, féministe et écologiste.
Mais plus que jamais ces avancées sociales sont menacées de tous côtés :
➡️ Par la Turquie qui utilise des milices djihadistes pour occuper les territoires de l'AANES comme c'est le cas à Efrin 👇
rojinfo.com/?s=Afrin
Et qui mène une guerre des drones contre les acteur•ices de l'autogestion 👇
defend-kurdistan.com/news/cess…
➡️ Par le régime Syrien de Assad qui attends l'heure où il aura retrouvé suffisamment de force pour remettre sous sa botte les terres aujourd'hui libérées du régime.
➡️ Par l'abandon de la coalition internationale contre DAESH qui laisse à l'AANES la gestion de milliers de prisonnier•es de l'EI (dont des centaines de ressortissant•es occidentaux) après la défaite du " califat " contre les forces révolutionnaires. Ce laisser-faire des puissances internationales, et alors que l'AANES résiste sur plusieurs fronts avec de faibles moyens, ouvre la voix à une résurgence de l'EI. C'est ce qu'on a pu observer lors de la tentative d'évasion armée massive de janvier 2022 dans la prison d'Hassaké (heureusement repoussé par les forces de sécurité de l'AANES). Évasion soutenu par la Turquie qui utilise tous les moyens pour affaiblir une rupture politique à ses frontières et le mouvement de libération Kurde en général. 👇
rojinfo.com/attaque-de-la-pris…
➡️ Par les soutiens des capitalistes et des États à la Turquie. La France n'étant pas en reste. Sur #Brest , par exemple, l'entreprise THALES a des contrats militaires avec le régimes Turc 👇
🤝Ne laissons pas nos camarades seul•es, leur politique est internationaliste, leur rupture politique est la nôtre :
🚩SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE AVEC LA RÉVOLUTION AU NORD ET À L'EST DE LA SYRIE
🚩BIJI BERXWEDANA ROJAVA✊(vive la résistance du Rojava)
🚩ŞEHÎD NAMIRIN ✌️(les martyr•es ne meurent jamais)
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Traduction de notre motion d'orientation (mai 2021) sur le #Kurdistan : L’UCL et le soutien à la gauche kurde
Translation of our policy motion (May 2021) on Kurdistan : Regarding the UCL's support for the Kurdish left
pastebin.com/6MfTQbYt
unioncommunistelibertaire.org/…
#BijiRojava
#Status4NorthAndEastSyria
Regarding the UCL's support for the Kurdish left
The Kurdish left and the revolutionary process of democratic confederalism in the Middle East: recent history and political framewok of the Union Communiste Libertaire's support.
By 'Kurdish revolutionary left', we refer to all the political, combatant, trade union and associative structures grouped together within the Kurdistan Communities Union (KCK), based in Turkey, Iraq, Iran and Syria, with the PKK (in Turkey) and the PYD (in Syria) being the two best known parties.
Since July 2012, in the context of the Syrian revolution and civil war, a revolutionary process led by the Kurdish left has been underway in western Kurdistan. It has spread to the entire region of northern and eastern Syria (commonly known as Rojava) and is being met with growing interest in Iraq and Iran.
An unprecedented analysis, a historic experience
This process is underpinned by an original revolutionary project, driven by the PKK, called "democratic confederalism". This project is a synthesis of not only several revolutionary movements (including marxism and anarchism), but also an analysis that specifically applies to the Middle East, and the history of Kurdish anti-colonial and autonomist struggles. It aims at putting the peaceful coexistence of peoples, achieved through direct democracy, at the center of the revolutionary process, and demands the political autonomy of these peoples from all state institutions. At the same time, it brings feminism and Murray Bookchin's social ecology to the fore, questioning the role of the state as a tool for domination and challenging the legitimacy of its very existence.
By directly implementing the principles of democratic confederalism in Rojava, despite an ongoing war, first against the Islamic State (EI), then against the Turkish state and its Islamist mercenaries, kurdish organizations are proving in practice that an alternative based on self-organization is possible. Today, the Kurdish revolutionary left is one of the few political forces in the Middle East that propose a societal project that is built around self-organization, environmental awareness, anti-patriarchal struggle and, in some way, secularism.
Not only does it defend this vision of society, it also has the means to effectively carry out its policies: it enjoys solid support from the Kurdish population, but is also increasingly supported by other communities, notably in Turkey and Syria, and to some extent by Turkish and international far-left organizations. The Kurdish revolutionary left has built political organizations that are both efficacious and capable of ensuring their own defense in the face of aggression. Lastly, the revolutionary experience in Rojava has an internationalist dimension: from 2012 onwards, and even more so with the second battle of Kobanê in 2014, Kurdish organizations called to come and help build and defend the revolutionary dynamic threatened by jihadist attacks, then by the Turkish army and its auxiliaries. Numerous organizations around the world have lent their direct or indirect support to the ongoing process.
The defense of the revolution is constantly being put to the test. Confronted, since 2011, with a civil war (one that's known for its international dimension) on Syrian territory, Kurdish organizations are caught up in issues that go beyond the sole question of their autonomy. Having been not only an essential bulwark against the Islamic State but also the gravediggers of the caliphate, they have benefited from the self-serving support of Russian, French and American imperialism competing in the region. This is but one of these short-term paradoxes that may arise under certain historical circumstances.
This struggle, which has cost thousands of lives, has brought together the Kurdish YPG-YPJ militias and Arab brigades within the Syrian Democratic Forces (SDF). But Moscow and Washington's support was only circumstantial, and ended shortly after the SDF defeated Daesh. The Turkish army and its Islamist auxiliaries attacked the Afrîn canton in January 2018 with Moscow's backing, then part of Cîzîrê in October 2019 with Washington's backing. The democratic confederalism established in northeastern Syria has, however, withstood this ordeal, making proof of its resilience and viability as a political system.
A strong yet watchful support
Faithful to its anti-colonial and internationalist positions, the UCL reaffirms that the revolutionary process led by the Kurdish left calls for strong support from libertarian communists. Said support must be strong, as while being caught between multiple enemies, the revolutionary process in Rojava truly is a source of hope for its internationalism, its multicultural, autonomist will and opposition to state structure, its popular nature, and its concrete achievements, particularly in the fields of anti-patriarchal, democratic and environmentalist action, despite permanent war.
However, our support must remain critical. We must provide understanding yet honest criticism,
and remain clear-sighted regarding the two dangers that threaten the self-organized alternative in Kurdistan:
- an imperialist danger: the multiple maneuvers of the Syrian civil war since 2012, coupled with
interventions by regional and international powers threaten the political independence of the Kurdish left. The self-serving neutrality of Damascus since 2012, then, in autumn 2019, the redeployment of pro-Bachar forces and the Russian army of occupation as a shield against the Turkish threat, can lead to compromise with the puppet regime in Damascus, i.e. to corruption, and to the denaturing, or even outright disappearance of the revolutionary process.
- a democratic danger: officially, the Kurdish left, under the impetus of Öcalan's theories, has broken with the concept of nation-state and with the authoritarian tradition of Marxism-Leninism.
But even if democratic confederalism enjoys the support of a large part of the civilian population, the question of the military leadership's pre-eminence over the civilian movement, and that of the party over popular power, remains unanswered. This question, particularly in the context of war, needs to be closely monitored.
While taking all these factors into account, just like the organizations that preceded its creation, the Union Communiste Libertaire must defend the revolution in Kurdistan by every means at its disposal:
- We publicly lend our critical support to the Kurdish revolutionary left;
- We act to support, study and publicize the political revolution in Rojava/Syria's northeastern self-administration;
- We demand the removal of the PKK and other armed political branches of the revolution from the list of terrorist organizations;
- We demand truth and the end of state secrecy regarding the assassination in Paris, on January 9, 2013, of Fidan Doğan, Sakîne Cansiz and Leyla Saylemez ;
- We demand the release of Abdullah Öcalan and all prisoners of the Kurdish left and its supporters.
Imperialist intervention and capitalist domination can only be halted through coordinated internationalist action by the oppressed classes. As anarchists, we must do everything in our power to strengthen the international revolutionary anti-capitalist, anti-patriarchal, anti-state and anti- imperialist movement.
To this end, in addition to its ongoing global action, the Union Communiste Libertaire is working
within the Coordination nationale solidarité Kurdistan ('National coordination for Kurdistan
solidarity'), and with the international Anarkismo network as a whole. In this regard as well, the
organization will continue the work it has already done and keep strengthening its bonds, notably
with the representative body of the Kurdish left in France, the Conseil démocratique Kurde en
France (CDKF).
Union Communiste Libertaire, May 2021
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L'#UnionCommunisteLibertaire tout comme le réseau mondial #Anarkismo participe à cette campagne internationale, 1ère photo avec #Fougeres
#DefendKurdistan n'est évidemment pas un mot d'ordre nationaliste mais la défense d'une rupture politique menacée d'être écrasée !
defend-kurdistan.com/news/cess…
CESSER LA GUERRE DE DRONES – DÉFENDRE LA RÉVOLUTION AU ROJAVA
17-23 JUILLET JOURNÉES D'ACTION INTERNATIONALES DE DEFEND KURDISTANOnze ans se sont écoulés depuis que la révolution du Rojava est devenue une lueur d'espoir pour les forces révolutionndefend-kurdistan.com
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Lancement officiel du groupe de #Hambourg de notre organisation soeur #DiePlattform, il n'y avait plus depuis des années de groupe #CommunisteLibertaire dans le nord de l'Allemagne, les camarades sont déjà fortement investis dans les #ContrePouvoirs et font le lien avec le #Danemark
dieplattform_hamburg@systemli.org
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#DiePlatfform participe à la campagne #StreikRecht pour l'extension du droit de grève en Allemagne qui est un des pays les + répressif d'Europe, retrouvez la captation du débat organisé à Berlin avec @RechtAufStreik
.
#Anarchosyndikalismus #ArbeiterWiderstand #IchBinArmutbetroffen
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Manif du jour à Paris contre les #ViolencesPolicieres interdite comme partout en France alors qu'hélicos & drones ont tourné en boucle pour le #14juillet : le néolibéralisme autoritaire de #Macron nécessite une riposte unitaire mais aussi de construire des orgas #anticapitalistes.
COMMUNIQUÉ EN SOUTIEN DE LA MANIFESTATION DU 15 JUILLET À L’APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES
Les organisations syndicales, politiques, associatives, les collectifs militants des quartiers populaires, dénoncent l’arrêté d'interdiction de la manifestation à l’appel de la coordination nationale contre les violences policières.
Cette mesure constitue une véritable provocation et une nouvelle atteinte à la liberté de manifester, en étant également un évident signe d’autoritarisme.
Nous dénonçons avec force cette tentative de museler l'expression politique des quartiers populaires et la répression des mouvements sociaux et écologistes.
Les organisations soussignées exigent que cette marche puisse se tenir.
Signataires
Syndicats : CGT, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), FSU, l’union étudiante, Mouvement national Lycéen (MNL), Solidaires, Syndicat des Avocats de France (SAF), Syndicat des quartiers populaires de Marseille,
Associations : Alternatiba, ATMF, Attac France, Coudes à Coudes, DAL, Dernière Rénovation, Fasti, Fondation copernic, Fédération nationale de la Libre Pensée, Observatoire national de l’extrême-droite, Planning Familial, Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR), SOS Racisme
Collectifs : Collectif du 5 novembre – Marseille, Collectif Vérité pour Alassane, , collectif Mémoire En Marche Marseill, Comité justice et vérité pour Mahamadou, Comité Justice & Vérité Safyatou, Salif et Ilan, Marche des Solidarités, Coordination des comités pour La Défense des quartiers, Coordination Nationale 40 ans marche, Femmes Egalité, Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrées), Le collectif la chapelle debout ! Le Collectif National pour les Droits des Femmes, La Révolution est en marche, Vivre Ensemble Solidaires en Métropole Tourangelle
Organisations politiques : ENSEMBLE ! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts (EELV), Fuiqp (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires), Gauche démocratique et sociale (GDS), Gauche Ecosocialiste, Génération.s, La France insoumise (LFI), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG), Parti Ouvrier Indépendant (POI), PEPS, Révolution permanente, Révolution Écologique pour le Vivant (REV), Union communiste libertaire (UCL)
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Notre communiqué du 9 juillet traduit pour les 10 ans de #BlackLivesMatter (avant hier) No more police brutality and institutional racism!
Our last statement translated to mark 10 years of #BLM.
No more police brutality and institutional racism!
Disband the BRAV-M unit !
This Saturday, July 8, the annual march paying tribute to Adama Traoré and the victims of police brutality and racist crime, which is generally organized by the Comité Vérité et Justice pour Adama (Truth and Justice for Adama Committee), was held. But this year, the context was rather particular : a broad spectrum of organizations signed a joint call to join the march ; adding to that is the fact that the march took place less than two weeks after the murder of Nahel in Nanterre by a police officer, and less than a month after that of Alhoussein in Angoulême.
Instead of letting the mourning and anger be expressed through a peaceful, unitary march, the state decided to ban the rally that was to take place in Beaumont-sur-Oise, and to close all train stations providing access to it for the entire day. This can only be understood as yet another case of politically-motivated gag order, in a climate of ongoing tension fueled by the violent repression of revolts in working-class neighborhoods. Therefore, it was decided to make the march leave from Place de la République in order to allow as many people as possible to come and express their grief and anger.
This new meeting was also banned. The state's relentless pursuit of a peaceful rally denouncing racism and state violence opened the door to a new outburst of police brutality against the demonstrators. While the thousand-strong demonstration was proceeding peacefully, the police arrested 2 members of the Truth and Justice for Adama Committee, including Yssoufou, a brother of Adama and Assa Traoré, and Samir, a long-standing working-class neighborhoods activist. The many videos that can be found here and there testify to the undeniable arbitrariness and violence of these arrests.
Following his violent arrest, Yssoufou Traoré had to be rushed to hospital on a stretcher from the police station where he had been taken into custody. Although police custody has now been lifted, Youssouf is still in hospital. Once again, the BRAV-M unit is to blame for this unbearable violence. Need we remind you that the policeman who murdered Nahel was also a former member of the BRAV-M ? The BRAV-M is one of the most violent embodiments of the armed wing of institutional racism. We demand the immediate disbanding of this brigade and that serious measures be taken to ensure the control of its members. We recall the existence of a petition calling for this on the National Assembly website, which had already gotten over 260,000 signatures when it was arbitrarily discarded.
Meanwhile, police were seen quietly escorting far-right demonstrations, as in Paris on July 8 and Chambéry on July 7 and 8, for example ; at the same time, the President of the National Assembly, Macron-aligned Yaël Braun-Pivet, said she believed that "the police are carrying out their mission wonderfully". What mission ? These "double standards" show the consistency of the state's « peacekeeping » policy: it's all about maintaining the systems of domination that oppress the working classes, starting with racism. Will the demonstration in support of the killer policeman, scheduled to take place in Paris in a few days' time, be banned and repressed, or authorized and gently escorted ? The state has chosen sides—and it didn't pick ours.
In such a context, we should be highly worried about that "asylum and immigration" bill, and we are once again relaying the united call against the Darmanin law and « disposable immigration », and calling for rallies against racism and the Darmanin law (scheduled on July 14 at 2pm, Place de la Nation in Paris).
Although Yssoufou and Samir have now been released, the harassment keeps going. As stated in the joint press release issued this morning, we denounce the complaint lodged by the Paris police headquarters against Assa Traoré. We demand that the charges against Assa Traoré and all those who took part in the rally be dropped. Let us remind ourselves that this call for mobilization was widely supported by trade unions, associations and political organizations. The racist and misogynist persecution of Assa Traoré must stop !
At international level, the French state has been singled out for its police forces' handling of demonstrations and displays of racist violence, most notably by official institutions such as the UN High Commissioner for Human Rights' Committee on the Elimination of Racial Discrimination (CERD)... The French state's only response to these findings and denunciations has been denial. We should expect nothing from the state but more class and racist violence, which we know will continue to escalate to murder. More than ever, we need to organize at the grassroots level. Popular unity in the face of racism and police brutality !
From now on, the responsibility lies with all of us. We won't let that happen. Let's massively respond to the call of the national coordination against police brutality scheduled on Saturday, July 15, at 3pm, Place de la République in Paris.
Union Communiste Libertaire, July 9, 2023.
AL de juillet-août (n°340) est en kiosque !
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Quartier populaires : Cinq ans après les révoltes, qu'est-ce qui a changé ? – UCL - Union communiste libertaire
En novembre 2005, la jeunesse des cités de France s'est révoltée suite à la mort de Zied et Bouna à Clichy-sous-Bois. Cinq ans et un plan (dés)Espoir banlieues plus tard, rien n'a changé dans les cités,…UCL - Union communiste libertaire
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Quartier populaires : Cinq ans après les révoltes, qu'est-ce qui a changé ? – UCL - Union communiste libertaire
En novembre 2005, la jeunesse des cités de France s'est révoltée suite à la mort de Zied et Bouna à Clichy-sous-Bois. Cinq ans et un plan (dés)Espoir banlieues plus tard, rien n'a changé dans les cités,…UCL - Union communiste libertaire
La marche annuelle en hommage à Adama Traoré et aux victimes de #ViolencesPolicieres et de crimes racistes s'effectuait dans un contexte particulier, appelée par une large inter-orgas unitaire, elle intervenait moins de 2 semaines après l’assassinat de Nahel.
unioncommunistelibertaire.org/…
Stop aux violences policières et au racisme d’État ! Dissolution de la BRAV-M !
Ce samedi 8 juillet était appelée la marche annuelle en hommage à Adama Traoré et aux victimes de violences policières et de crimes racistes, traditionnellement organisée par le comité Vérité et Justice pour Adama. Cette année le contexte était particulier : la marche était appelée par une très large inter-orgas unitaire, et elle intervenait moins de deux semaines après l’assassinat de Nahel à Nanterre par un policier et moins d’un mois après celui de Alhoussein à Angoulême.
Au lieu de laisser le deuil et la colère s’exprimer à travers une marche unitaire pacifique, l’État a décidé d’interdire le rassemblement qui devait avoir lieu à Beaumont-sur-Oise ainsi que de fermer pour la journée entière toutes les gares permettant d’y accéder. Cela n’est pas compréhensible autrement que comme un bâillon politique de plus dans le climat de tension continue alimentée par la répression violente des révoltes des quartiers populaires. Il a donc été décidé de déplacer le rendez-vous sur la place de la République pour permettre au maximum de monde de venir exprimer leur deuil et leur colère.
Ce nouveau rendez-vous a de nouveau été également interdit. L’acharnement de l’État contre un rassemblement pacifique dénonçant le racisme et les violences policières a servi de feu vert à un nouveau déchaînement de violences policières contre les manifestant·es. Alors que la manifestation, rassemblant des milliers de personnes, se déroulait dans le calme la police a arrêté 2 membres du Comité Vérité et justice pour Adama dont Yssoufou, un frère de Adama et Assa Traoré, et Samir, un militant des quartiers populaires de longue date. Les nombreuses vidéos qui circulent témoignent sans ambiguïté aucune de l’arbitraire et de la violence de ces arrestations.
Suite à son arrestation violente, Yssoufou Traoré a dû en urgence être transporté en civière en à l’hôpital depuis le commissariat où il avait été amené en garde à vue. Si la garde à vue a été levée désormais, Youssouf est en revanche toujours hospitalisé. C’est à nouveau à la BRAV-M que l’on doit ces violences insupportables. Doit-on rappeler que le policier qui a assassiné Nahel était aussi un ancien de la BRAV-M ? La BRAV-M est l’une des incarnations les plus violentes du bras armé du racisme d’État. Nous exigeons la dissolution immédiate de cette brigade et que des mesures sérieuses soient prises pour s’assurer du contrôle de ses membres. Rappelons nous de l’existence d’une pétition demandant cette dissolution sur le site de l’Assemblée nationale, qui avait déjà dépassée les 260000 signatures quand elle a été autoritairement enterrée par la macronie.
Pendant ce temps, on a pu voir la police escorter tranquillement des manifestations d’extrême droite, comme à Paris le 8 juillet et à Chambéry les 7 et 8 juillet par exemple. En parallèle, la présidente de l’Assemblée nationale, la macroniste Yaël Braun-Pivet, estime d’ailleurs que « la police exerce sa mission de façon merveilleuse ». Quelle mission ? Ces « deux poids, deux mesures » montre la cohérence de la politique étatique de « maintient de l’ordre » : il s’agit bien de maintenir en place les systèmes de dominations qui oppriment les classes populaires, à commencer par le racisme. La manifestation de soutien au policier assassin, prévue dans quelques jours à Paris, sera-t-elle interdite et réprimée ou sera-t-elle autorisée et escortée ? L’État a choisi son camps, et ce n’est pas le notre.
Dans ce contexte, il y a tout à craindre du projet de loi « asile et immigration » 2023, et nous relayons à nouveau l’appel unitaire contre la loi Darmanin et l’immigration jetable et appelons aux rassemblements contre le racisme et la loi Darmanin (à Paris, le 14 juillet à 14h place de la Nation).
Si Yssoufou et Samir sont désormais libérés, l’acharnement continue. Comme le communiqué unitaire paru ce matin, nous condamnons la plainte déposée par la préfecture de police de Paris contre Assa Traoré. Nous exigeons la levée des poursuites contre la personne d’Assa Traoré et contre toutes les personnes ayant participé à ce rassemblement. Nous rappelons que cet appel à mobilisation a été porté très largement par les organisations syndicales, associatives et politiques. L’acharnement raciste et misogyne contre Assa Traoré doit cesser !
Au niveau international, l’État français est pointé du doigt pour sa gestion policière des manifestations et ses violences racistes, y compris par des institutions officielles comme le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU [1]… La seule réaction de l’État français face à ces constats et dénonciations est de nier les faits par voie diplomatique [2]. Il n’y a rien à attendre de l’État si ce n’est toujours plus de violences de classes et racistes, qui, on le sait, continueront d’aller jusqu’au meurtre. Il est plus que jamais nécessaire de nous organiser à la base. Face au racisme et aux violences policières, unité populaire !
Dès lors, la responsabilité incombe à toutes et tous. Nous ne laisserons pas faire. Soyons nombreuses et nombreux à répondre à l’appel de la coordination nationale contre les violences policières ce samedi 15 juillet à 15h place de la République.
Union communiste libertaire, le 9 juillet 2023.
Stop aux violences policières et au racisme d'État ! Dissolution de la BRAV-M ! – UCL - Union communiste libertaire
Ce samedi 8 juillet était appelée la marche annuelle en hommage à Adama Traoré et aux victimes de violences policières et de crimes racistes, traditionnellement organisée par le comité Vérité et…UCL - Union communiste libertaire
Notre tract Justice pour les quartiers populaires ! est traduit : Justice for working-class neighbourhoods!
Find our first press release with annotations to help you understand the French context on blackrosefed.org/ucl-statement…
#HusticePourNahel #DissolutionBravM #JusticeForNahel #DefundThePolice #MassIncarceration #StopKillingUs
Justice for working-class neighbourhoods !
Following the murder of young Nahel by 2 police officers, similar to what happened in 2005 with the death of Zied and Bouna, young people from working-class districts rioted for a whole week.
The intensity of the revolt is a proportional response to this latest killing—one among so many others over the course of the past 20 years. Two weeks before Nahel died, a young man of 19 was shot dead by the police in Angoulême for refusing to comply. His name was Alhoussein. Following the death of Nahel, a 27-year-old man died in Marseille on the night of July 1 to 2, probably from a riot gun fire.
True to itself, the only solution the state provides is a security-oriented, stigmatizing, racist and colonial response.
It is a security-oriented response in that, all in the name of "maintaining public order", the state goes as far as sending the army into the streets: the GIGN, the Gendarmerie's armored cars, the BRI and the RAID units... The police are having a field day in working-class neighbourhoods, without any form of restraint.
Videos of violent arrests, shootings and beatings can already be found all over the social networks. Curfews have been imposed in some cities, social networks are being monitored and censored, and public transport has ground to a halt—as a result, workers from these neighborhoods must find their own way home.
The answer given is also stigmatizing and racist in that the state didn't leave any room for dialogue, instead committing to blaming the parents, stigmatizing the "rioters" who are being portrayed as an uncontrollable, bestial, savage mob that can't be reasoned with : this is all very typical colonial rhetoric. The same can be said of the press release issued by the Alliance Police and UNSA Police police unions, in which they are calling for a full-on ethnicity-based civil war. The communiqué uses words such as "pests", "war", "savage hordes", so as to completely dehumanize them (fortunately, their confederations spoke out against that press release).
The murder of Nahel is either set aside or largely analyzed through the lens of racist logics and condemnation of revolt : the IGPN boasts about having a different interpretation of the words uttered by the police officers on the video, even though it has been viewed by millions. Additionally, according to the media, Nahel's mother isn't convincing enough in the role of the bereaved mother.
Nahel is said to be a repeat offender, and we've been hearing everywhere that he is no "angel". What's even more shocking—if that is even possible—is that the fund in support of the policeman's family has topped the million euro mark. The message behind it is clear : kill a 17-year-old and you'll become a millionaire.
It also comes down to legal repression. The courts have been packed for the past few days. Young people unaware of their rights are appearing in court one after the other, depriving their families of any sleep. Politicians are demanding heavy sentences in line with the Moretti circular, and the courts are exceptionally opening on Sundays to try as many people as possible.
Finally, fascist groups, as in Angers, Chambéry and Lyon, went out to exercise their own twisted vision of "justice", armed with iron bars, benefiting from with the state's total complacency. With the "riot" phase coming to an end, we cannot let the anger die down or remain isolated.
For what has changed since 2005 ? Residents know about racism and are fed up it, they're fed up with violence, discrimination and suffering humiliation at the hands of the police, of course, but also humiliation before the law, humiliation in everyday life: in social services, at school, at work, with the support of exacerbated stigmatization of immigration and Muslims from the media, politicians... The words used, such as "decivilization", at the highest levels of the state, encourage institutional racism. Adding to this is the Séparatisme Act and the license to kill given to the police in 2017. On the social front, inflation is throttling the residents, and since 2017 the only solution the Macron government offered young people from these
neighborhoods is uberization, with racist discrimination optimizing financial precariousness and making people more likely to be subject to it. They are doomed by social misery and all its human consequences : precariousness, unemployment, low wages, the degradation and disappearance of public services, and more
generally that of any sort of collective solidarity. These revolts in the neighborhoods must raise awareness of the responsibility of the state and politicians in reproducing a racist society. While the murder of Nahel by that police officer was primarily an individual act of racism, let's not forget that it was largely permitted by the way our institutions operate.
We call for an open-ended campaign to demand justice for working-class districts, and invite people to either join the protests or organize one.
- We demand justice and truth for all families who lost a loved one to the police, as well as police disarmament and, and, as an immediate measure, the removal of the 2017 article from the Sécurité Globale law. We demand that these crimes be classified as racist crimes.
- We denounce the police for what they are: a racist, colonial institution that is slipping ever further into a fascist drift, one that only exists to ensure class control. In view of the events of the past weeks and months, the first step should be the disbanding of both the BRAV-M and BAC units— something that should have been done years ago.
- We demand the abolition of the Séparatisme law, the regularization of undocumented immigrants, and the end of systemic discrimination and racial hate speech.
- We demand the release of those arrested and amnesty for those convicted for charges connected to the events that took place over the course of the past week.
- We demand to share the national wealth in order to fund the massive redeployment of all public services (housing services, health services, schools, transport, etc.) and the subsequent hiring (under non-precarious conditions) of the residents living in these districts.
- We demand popular control over the prices of basic necessities. The bourgeoisie made more than enough money off working-class neighbourhoods.
Union Communiste Libertaire, July 5, 2023.
Translation: Union Communiste Libertaire Statement on Uprising in Response to Police Murder of Naël M.
Black Rose / Rosa Negra Introduction For days now, riots have rocked cities across France. This uprising comes in response to the police murder of French born Algerian teenager Naël M.Cameron (Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation)
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Conclusion d'un article sur #Tours d'une enseignante retraitée, militante syndicale à paraitre dans le prochain n° de l'excellente revue mensuelle L'émancipation syndicale et pédagogique emancipation.fr/category/la-re… Envoyez nous vos récits et analyses ! #JusticePourNahel
(...) Il faut être du sens sur les événements de ces derniers jours. Ce ne sont pas que des actes gratuits de bandes révoltées par le crime crapuleux d’un flic. Face à la violence d’État, il y a la violence légitime de cette génération que les gouvernements successifs laissent dépérir dans des ghettos urbains ou personne ne souhaite habiter.Par ailleurs et hélas, ces pratiques policières criminelles ne sont pas nouvelles. Pour les plus anciens d’entre nous, le chanteur Renaud évoquait déjà dans les années 80 avec sa chanson Hexagone : « (…) pour faire régner l’ordre public, ils assassinent impunément ».
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Les vrais voyous sont en uniforme, contre le #racisme et les #ViolencesPolicieres je ne délègue pas mon pouvoir, je m'organise !
Justice et vérité pour Nahel et toutes les victimes des forces du désordre !
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Notre traduction avec une chouette intro pour contextualiser et des notes de bas de page bienvenues blackrosefed.org/ucl-statement… pour le lectorat anglosaxon peu familier des débats politiques français !
Rdv 14h30 place J. Jaurès : #JusticePourNahel et tout·es les autres !
Black Rose / Rosa Negra Introduction
For days now, riots have rocked cities across France. This uprising comes in response to the police murder of French born Algerian teenager Naël M. (also stylized ‘Nahel’ and ‘Nael’) on June 27 in Nanterre, a suburb of Paris.
For those viewing these events from a US perspective, it is hard not to draw parallels between the scale, intensity, and catalyst of this current uprising in France and that which took place in the US during the Summer of 2020. As we can see with the statement below, the comrades of our sibling organization Union Communiste Libertaire (UCL) have drawn similar connections.
The uprising in France illuminates that, while acknowledging the specificity of cultural, social, political, and historical contexts, the struggle against racialized state violence is transnational.
This text has been slightly edited for clarity.
The original French version can be found here: “La police assassine : justice et vérité pour Nahel et toutes les victimes” unioncommunistelibertaire.org/…
Police Murder: Justice and Truth for Naël and All the Other Victims
On the night of June 27-28, riots broke out in the city of Nanterre to denounce yet another murder committed by a police officer.
His name was Naël, and he was 17 years old. Naël died on June 27, 2023 in his car: he was shot at point blank range by a police officer after he refused to comply. He was on a bus lane and attempted to escape after being threatened with death by the policeman, who already had his gun pointed at him.
The police immediately issued a version in which they claimed the car had rammed into the them, while the media were quick to point to the victim’s criminal record. Yet video footage of the scene shows that the police officers were standing on the sides of Naël’s car, which was stationary at first, meaning that their lives were at no time threatened.
As cases like this one are becoming an increasingly common sight, the rhetoric used is often the same: the idea is to depict the victim as a bad person, a thug, poorly integrated into the wider society. On the one hand, the media pass on this information without checking its accuracy, and more often that not it turns to be a lie or an overstatement. Secondly, and more importantly, even when the facts are true, they in no way justify murder, nor can they be used as mitigating circumstances for intent to kill. The only purpose this narrative serves is to establish and normalize police impunity in cases of racist crime.
It cannot be stressed enough that without a video, the victims’ word isn’t worth anything. Or to be more precise, it isn’t worth anything when it’s a member of the forces of law and order that is under scrutiny. No matter whether the exact same scenario repeats itself over and over again.
This is no less than the thirteenth homicide perpetrated by the police following a refusal to comply since the beginning of the year. Only five of the thirteen police officers responsible have been charged, the others having been released without prosecution to date. This is an exceptional figure, one that isn’t unrelated to the 2017 law modifying police officers’ right to use their weapon.
However, we shouldn’t be surprised to see a rise in violence, particularly racist violence, given that terms such as “decivilization”, “Great Replacement” or “descent into savagery”(1) are being used by top State officials when discriminatory laws are voted on or put to the vote. Where do you think policies that appropriate the themes of white supremacists are going to lead?
State racism culminates in institutions, in this case the police. The violence it creates is permitted and tolerated by the powers-that-be, who are quick to put the far left and far right on an equal footing, as in the case of the attack on the mayor of Saint-Brévin following the creation of an Asylum Seekers Reception Center in his commune(2).
Let’s not kid ourselves. If the policeman took the liberty of pulling the trigger at point-blank range, it’s because he didn’t think there would be any consequences; it’s because, in his view, Naël’s life was worthless, in his eyes and in the eyes of society.
Can we still blame police killings solely on individuals? Was he just a bad cop? No!
It is unbearable to reduce all of this to a mere matter of individual “blunder”. It’s nothing short of a form of racism that the state pretends not to see—one that effectively authorizes killing. It is more than urgent to express radical criticism towards the national police force, a racist and colonial institution, plagued by the far right, which terrorizes a whole section of the population with the utmost impunity.
Victims of police racism have been denouncing it for years. The denial of their fundamental rights is not related to their activism or their opposition to a given reform such as that of the pension system; the simple fact of existing brings them face to face with it. Exiles particularly suffer from this violence, whether in the cemetery that has become the Mediterranean, in Calais, in Mayotte, or in the administrative detention centers where Mohamed, a 59-year-old man, died a month ago after being beaten by police officers.
These crimes are part of a long list that goes back to 40 years, if not more (let us recall the mass crimes of October 17, 1961). Many names come to mind: Malik Oussekine, Abdel Benahya, Zied and Bouna, Moshin and Lakhamy, Akim Ajimi, Ali Ziri, Mamadou Marega, Wissam El Yamni, Amine Bentounsi, Angelo Garan, Gaye Camara, Liu Shaoyao, Babacar Gaye, Steve Maya Caniço, Claude Jean-Pierre, and many more… Ever since the strong demonstrations demanding truth and justice for Adama Traoré, whose family has been suffering unbelievable repression for 5 years, and 3 years after the worldwide mobilizations for George Floyd, we have been constantly denied answers.
In the current context of widespread repression, we believe that the revolts that began in Nanterre are an integral part of the social movement(3). It’s about demanding justice and truth for Naël and the other victims of police crime—and we support these demands.
Our thoughts are with the relatives of the victims of these police murders.
In the immediate future, we demand justice and truth for Naël, the repeal of the Global Security and Separatism laws(4), and the disarmament of the police.
Popular unity in the face of racism and police violence!
We also relay the call from Naël’s family for a white march tomorrow (June 29) at 2pm in Nanterre.
Union Communiste Libertaire, June 28th, 2023
(1) In French this phrase appears as “ensauvagement“. It is a racist signifier meant to invoke images of a descent into social savagery catalyzed by immigration of ‘less civilized peoples’ to Western countries. It first appeared in a 2013 book by far-right author Laurent Obertone and was later popularized by French presidential candidate and rabid nationalist Marine Le Pen.
(2) ‘Communes’ in France are similar to municipalities in the United States. It is an administrative designation.
(3) “Social Movement” is applied here in a broad way. It is meant to indicate that this uprising is an articulation of political and social sentiment, rather than just an anti-social outburst.
(4) For more information on these laws, we recommend this short primer: “Global Security” and “Separatisms”: How the French Government is Expanding State Power and Promoting “Republican Values”.
This statement was written by our sibling organization Union Communiste Libertaire (Libertarian Communist Union). Founded in 2019 as a fusion of Alternative Libertaire (AL) and Coordination des groupes anarchistes (CGA), today UCL has dozens of local groupings across France and other French speaking regions.
You can visit their website at: www.unioncommunistelibertaire.org
Justice pour les quartiers populaires : nouveau tract #UnionCommunisteLibertaire (traduction en anglais en cours) que nous diffusons sur les quartiers depuis hier soir unioncommunistelibertaire.org/… dans la perspective de la manif de samedi 14h30 Place J. Jaurès.
#JusticePourNahel
#JusticeForNahel
#JusticiaParaNahel
#GiustiziaPerNahel
#JustiçaParaNahel
unioncommunistelibertaire.org/…
Justice pour les quartiers populaires !
Suite à l’assassinat du jeune Nahel par 2 policiers, comme en 2005 suite à la mort de Zied et Bouna, la jeunesse des quartiers populaires s’est révoltée durant toute une semaine.
L’ampleur de la révolte est une réponse proportionnelle face à cette nouvelle mise à mort qui en suit tant d’autres ces 20 dernières années. Deux semaines avant la mort de Nahel, un jeune homme de 19 ans est mort sous les balles de la police à Angoulême pour refus d’obtempérer. Il s’appelait Alhoussein. Depuis la mort de Nahel, un homme de 27 ans est mort à Marseille dans la nuit du 1er au 2 juillet des suites d’un probable tir de LBD.
La réponse de l’État est toujours la même : sécuritaire, stigmatisante, raciste et coloniale.
Sécuritaire car il se permet au nom du « maintien de l’ordre » d’envoyer l’armée dans les rues : le GIGN, les blindés de la gendarmerie, la BRI, le RAID. Les policiers s’en donnent à cœur joie, sans aucune forme de retenue dans les quartiers populaires.
Des vidéos de violentes interpellations, de tirs sur la foule ou encore de tabassages circulent d’ores-et-déjà sur les réseaux. Le couvre-feu est instauré dans certaines villes, les réseaux sont surveillés, censurés, les transports en communs s’arrêtent - laissant aux travailleurs et travailleuses des quartiers le soin de rentrer chez eux et elles par leurs propres moyens.
Stigmatisante et raciste car face à cela aucun dialogue, mais une stigmatisation des parents, des « émeutiers » qui sont dépeints comme une foule incontrôlable, sans raison, bestiale et sauvage : un classique de la rhétorique coloniale. On retrouve cela dans le communiqué des syndicats policiers Alliance Police et UNSA Police, fort heureusement dénoncés par leurs confédérations, qui appellent à une véritable guerre civile raciale. Ce communiqué parle de « nuisibles », de « guerre », de « hordes sauvages », la déshumanisation est totale.
Le meurtre de Nahel est mis de côté ou bien largement influencé par des logiques racistes et une condamnation des révoltes : l’IGPN se targue de ne pas avoir entendu les mêmes phrases sur la vidéo pourtant visionnée par des millions de personnes, la mère de Nahel n’adopterait pas selon les médias pas la posture d’une mère endeuillée.
Nahel serait un récidiviste, on entend partout qu’il ne serait pas un « ange ». Plus choquant encore – si cela est possible –, la cagnotte de soutien à la famille du policier dépasse le million d’euros. Comprenez le message : tuez un jeune homme de 17 ans, vous deviendrez millionnaire.
La répression est aussi judiciaire. Depuis quelques jours les tribunaux sont plein à craquer. Les comparutions immédiates de jeunes ne connaissant pas leurs droits s’enchaînent, leurs familles ne ferment pas l’œil de la nuit. Les politiques insistent pour que les peines soit lourdes suivant la circulaire Moretti, les tribunaux ouvrent le dimanche pour juger à tour de bras.
Enfin, dans la complaisance la plus totale de l’État, des groupuscules fascistes, comme à Angers, Chambéry ou encore Lyon sortent pour faire justice eux mêmes, armés de barres de fer.
Passée la phase dite « émeutière », la colère ne doit pas s’éteindre et rester isolée.
Car depuis 2005 qu’est ce qui a changé ? Les habitant·es connaissent et sont excédé·es par le racisme, les violences, discriminations et humiliations de la police, certes, mais également les humiliations devant la justice, les humiliations de la vie quotidienne : dans les services sociaux, à l’école, au travail, stigmatisation médiatique et politique exacerbée de l’immigration, des musulman·es… Les termes utilisés, comme « décivilisation », au plus haut sommet de l’État, encouragent le racisme institutionnel. S’ajoute à cela la loi Séparatisme et le permis de tuer donné à la police en 2017. Sur le plan social, l’inflation étrangle les habitant·es, et depuis 2017 la macronie n’a offert à la jeunesse des quartiers que l’uberisation comme solution : les discriminations racistes optimisant et soumettant à la précarité. Les misères sociales et toutes leurs conséquences humaines les condamnent : la précarité, le chômage, les bas salaires, la dégradation et disparition des services publics et de façon générale toute forme de solidarité collective. Ces révoltes dans les quartiers doivent faire prendre conscience de la responsabilité de l’État et du politique dans la reproduction d’une société raciste. Si le tir du policier sur Nahel est en premier lieu un acte individuel raciste, n’oublions pas qu’il est largement permis par le fonctionnement des institutions.
Nous appelons à une campagne à durée indéterminée pour exiger la justice pour les quartiers populaires et invitons à rejoindre les manifestations prévues ou à en organiser.
Nous exigeons la justice et la vérité pour toutes les familles ayant perdu un proche sous les coup de la police, et dans l’immédiateté, la suppression de l’article de 2017, de la loi sécurité globale, le désarmement de la police. Nous exigeons la qualification de ces crimes en crimes racistes en dénonçant toute la chaîne des responsables.
- Nous dénonçons la police pour ce qu’elle est : une institution raciste, coloniale, qui glisse toujours plus dans une dérive fascisante et n’assure qu’une fonction de contrôle de classe. Au vu des évènements des semaines et mois passés, une première mesure de dissolution de la BRAV-M, comme celle de la BAC, qui aurait du intervenir depuis des années, s’impose.
- Nous exigeons la suppression de la loi Séparatisme, la régularisation des sans-papiers, la fin des discriminations systémiques et des discours de haine raciale.
- Nous exigeons la libération des personnes arrêtées et l’amnistie pour les condamné.es depuis la semaine dernière dans le cadre de cette révolte
- Nous exigeons le redéploiement massif de tout les services publics (logement, santé, école, transports,) et des embauches en conséquence (non précaires) des habitant·es de ces quartiers, financé par le partage des richesses.
- Nous exigeons le contrôle populaire des prix des produits de première nécessité. La bourgeoisie s’est assez enrichie sur le dos des quartiers populaires.
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L'#UnionCommunisteLibertaire est co-signataire de ce communiqué de presse unitaire solidaires.org/sinformer-et-ag…
Manif samedi à #Tours (probablement 14h Place J. Jaures)
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