#TransRightsAreHumanRights
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« Transition écologique » : qui travaille pour le capitalisme vert ?
L’écologie de lutte a souvent critiqué l’hypocrisie derrière la transition écologique du gouvernement et nos pages s’y associent depuis longtemps. Cependant même le greenwashing demande du travail, et derrière les politiques gouvernementales se trouvent des travailleurs et travailleuses dont on peut examiner les conditions de travail.
Le mouvement écologiste a réussi après plusieurs décennies à imposer l’écologie dans le débat public au point que les gouvernements sont obligés de fournir des efforts en matière de politique écologique. Ces efforts arrivent après de nombreuses attaques contre le service public : logiquement les rapports de production y sont organisés selon le modèle néolibéral.
Cette condition n’est pas unique à la fonction publique. Le « capitalisme vert », c’est précisément la création de nouveaux marchés. Ces nouveaux marchés, comme ceux des nouvelles technologies, sont souvent les plus soumis aux logiques néolibérales qui frappent de plein fouet les travailleur·euses. Les coupes budgétaires récentes ont mis en lumière des dynamiques de la fonction publique mais celle-ci n’est pas isolée. En effet, la sous-traitance et la privatisation ont rendu la frontière entre le public et le privé de plus en plus floue. Dans le secteur de la transition écologique, de nombreuses associations se battent pour obtenir marchés et financement. Pareillement, les nouvelles règles de la recherche et du développement ont créé un très important écosystème de start-ups qui cherchent à capter des financements publics pour mettre en place leurs incroyables solutions disruptives du futur de demain.
Tous et toutes ces travailleuses ont en commun une précarité d’emploi avec des contrats courts, souvent des CDD de projets, la pression d’aller chercher des financements pour alimenter leur propre activité et, bien sûr, l’épuisement dû à une charge de travail en croissance constante. Dans la fonction publique, la casse du statut a permis l’embauche massive de contractuel·les, devenue la norme. La course au projet est aussi une conséquence directe de la politique de l’État : la politique de décentralisation des compétences n’a pas été associée à une décentralisation des capacités financières. Au contraire, l’État a préféré mettre en place des appels à projet qui forcent les collectivités à courir après des financements pour être en mesure d’investir. Les premières et premiers affecté·es sont les travailleur·euses dont la précarité affecte leur travail et leur capacité à le mener correctement à long terme.
Se mobiliser et lutter collectivement
La mobilisation du 19 mars dans le service public a été l’occasion de mettre en avant les coupes budgétaires dans le domaine de la transition écologique. Ces coupes affectent les moyens mais aussi les emplois que ce soit dans la fonction publique ou dans ses sous-traitants. Nous voyons là une nouvelle contradiction flagrante du capitalisme : même lorsqu’il va tenter de mener la transition écologique, l’organisation qu’il impose rend le travail produit inefficace malgré une conscience professionnelle très élevée des travailleur·euses de ce secteur. Concluons sur la nécessité de la lutte collective. Dans ces métiers, nous faisons face à des obstacles importants et l’organisation de notre travail nous a éloigné des traditions de lutte mais aussi les un·es des autres.
Nous avons cependant pour nous notre conscience professionnelle qui doit être renversée en outil de critique du système et non d’auto-exploitation. Nous devons également nous rapprocher des structures existantes qui fournissent un travail important, dans la fonction publique bien sûr mais aussi dans l’associatif où des structures syndicales mènent des luttes précieuses. Une tâche difficile sera aussi de passer outre les chaînes de sous-traitance en échangeant sur nos conditions de travail même si nos structures sont différentes. Enfin, comme d’autres travailleur·euses avant nous, il nous faudra travailler à une convergence de nos luttes avec celles du mouvement écologique si nous voulons pouvoir réaliser un jour le potentiel transformateur de notre travail.
Corentin (UCL Kreiz-Breizh)
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Collectif Une Seule Ecole : s’engager contre la ségrégation scolaire
Depuis des années, le gouvernement a fait de la notion d’inclusivité un de ses éléments de langage majeur pour parler de l’école et de sa prise en compte du handicap.
Cela ne s’est pas fait sans heurt : le 25 janvier, FO organisait une grève pour « dire non à l’inclusion systématique et forcée ». Opposé à cette position, mais également critique des discours du gouvernement, le Collectif Une Seule École (CUSE) s’est créé pour porter une autre voix.
Fiona Campbell, spécialiste en Études critiques du handicap définit le validisme comme : « Un réseau de croyances, de processus et de pratiques qui produit un type particulier de soi et de corps (la norme physique) qui est projeté comme parfait, typique de l’espèce, et donc essentiel et pleinement humain. Le handicap est alors pensé comme un état inférieur d’humanité ».
Du corps défectueux à la société défectueuse
À partir de cette définition, on comprend le lien étroit entre le validisme et le modèle médical du handicap, qui perçoit le corps handicapé comme un corps défectueux et le handicap comme une variation négative, une déviation de la norme biologique qui est le fait de l’individu. Les difficultés des personnes handicapées sont donc perçues comme étant directement liées à leur différence physique, psychique, cognitive, sensorielle ou intellectuelle. La logique de ce modèle a conduit à écarter les personnes handicapées de la société et à les institutionnaliser. On voit aussi clairement le lien que le validisme entretient avec toutes les autres oppressions qui ont comme base commune un processus d’infériorisation d’un groupe humain. Une infériorisation construite à partir d’un idéal ou d’une norme : blanc, homme, cis, valide…
Il y a toujours un problème avec l’école, lorsqu’on s’intéresse aux discriminations et aux rapports de domination : elle se pense elle-même comme le lieu de l’universalisme républicain. Les politicien·nes, les journalistes et les travailleur·euses de l’Éducation Nationale parlent d’elle de cette manière. L’école ne pourrait pas être un lieu de discriminations dans la mesure où elle serait un « sanctuaire » où l’on enseigne le principe républicain d’égalité et de tolérance. Puisque le principe d’égalité y est sans cesse invoqué, puisqu’il est écrit au fronton des écoles, alors il serait déjà pleinement réalisé. Ceci est évidemment une fiction et les rapports de dominations sont à l’œuvre à l’école comme dans le reste de la société.
L’école française est discriminatoire. Elle est notamment validiste parce que la société française est validiste [1] et l’école ne se situe pas en dehors de la société. Elle est conçue à partir de la norme valide à laquelle tous et toutes les élèves doivent se conformer, avec de maigres compensations qui souvent ne s’appliquent pas et à travers des rééducations très majoritairement en dehors de l’école. Rapprocher le plus possible l’élève « déviant » de la norme, non contestée, est l’objectif visé.
Les élèves considérés trop « déviants », avec des handicaps trop « lourds » (il faut comprendre par là trop éloignés de la norme valide) sont écarté·es de l’école et renvoyés vers des structures « spécialisées ». On voit que c’est l’existence d’une norme valide qui construit le besoin « spécial ». Et lorsque les jeunes parviennent à être scolarisé·es (souvent dans des dispositifs spécialisés type SEGPA ou ULIS, parfois hors dispositifs), leur parcours reste extrêmement cloisonné : les adultes les orientent très vite vers quelques CAP ou bac pro, leur parlent à peine de voie générale, si ce n’est pour les en décourager.
Les représentations que se font les travailleurs et travailleuses de ce que doit être un élève, de ce que doit être leur travail et de ce que sont les besoins d’un·e élève handicapé·e sont erronées et peu remises en question. L’essentialisation des élèves handicapé·es à leur handicap constitue un des problèmes majeurs. Le validisme, comme tous les systèmes de domination, est diffus, présent partout et toujours.
Nous avons grandi dans une société validiste, le validisme nous a en partie façonné, tous et toutes. Il a façonné nos imaginaires et nos représentations ; il a façonné également celui des travailleurs et travailleuses de l’Éducation Nationale qui, dans leur grande majorité, pensent sincèrement que si les élèves handicapé·es doivent être mis·es à l’écart, c’est pour leur bien, qu’ils et elles relèvent du soin et pas de l’école, qu’un·e élève qui ne peut pas suivre le programme n’a pas sa place en classe.
Remettre en cause les normes scolaires
L’école est le lieu d’une grande normativité. Ses normes sont celles de la réussite scolaire, de la productivité, de la bienséance par exemple. Elle intime aux élèves présentant un écart à la norme de manière générale – élèves allophones, en grande difficulté, trans, pauvres… – et aux élèves handicapé·es en particulier de se conformer à ces normes. Le rôle de l’école n’est pas de permettre à tous et toutes de s’épanouir depuis les singularités propres à tout individu, ni de s’émanciper. Les élèves doivent pouvoir suivre les programmes, le rythme, le groupe. Qui ne peut le faire n’y a pas sa place.
Enfin, l’école française est l’école d’une société capitaliste. Elle est conçue comme un levier de la compétitivité économique. L’école capitaliste valorise l’efficacité, la performance, la productivité et exclut par là un nombre important de ses élèves, dont les élèves handicapé·es. De la même manière qu’une fois adulte il ou elle aura à s’adapter au monde du travail, c’est à l’élève de se conformer à l’école. C’est une condition pour accéder aux apprentissages. Une partie des élèves sont toujours exclu·es de l’école ordinaire pour être placé·es dans des institutions (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique – ITEP, Instituts médico-éducatifs – IME…) qui sont définies par l’ONU comme des lieux de ségrégation.
Entre validisme assumé et antivalidisme timide
Nous avons assisté récemment à un appel du syndicat Force Ouvrière contre « l’inclusion systématique à l’école » qui est un appel à l’exclusion et à la ségrégation. Écarter un enfant de l’école c’est l’écarter de la société à vie. Mais il n’y a pas que FO qui ait fait des appels actifs au maintien de la ségrégation en raison du handicap. La Fédération d’Action sociale de la CGT a émis récemment un communiqué pour s’opposer à l’octroi du statut de salarié aux travailleurs et travailleuses handicapé·es des ESAT [2]. Ces personnes proviennent en bonne partie des IME et sont les enfants qui ont été écartés de l’école ordinaire.
Il faut distinguer deux positions syndicales. D’un coté celle des syndicats corporatistes qui ont abandonné la double besogne comme FO et ne s’intéressent pas aux luttes contre les discriminations. Comme les questions pédagogiques et éthiques, elles ne constituent pas le point de départ de leurs réflexions et orientations. De ce fait, ils envisagent la présence des élèves handicapé·es dans l’école ordinaire comme une dégradation des conditions de travail des travailleurs et travailleuses de l’Éducation Nationale.
De l’autre coté on trouve les positions des syndicats de transformation sociale pour qui la lutte contre les discriminations relève bien de la lutte syndicale. Il convient alors de s’interroger sur les raisons qui font que ces syndicats ne s’engagent pas pleinement dans la lutte antivalidiste. Au sein de SUD Éducation ou de la CGT Educ’action (dont un certain nombre de militant·es sont par ailleurs engagé·es au sein du CUSE), le mouvement est lancé mais se confronte encore à la difficulté de passer d’un modèle médical à un modèle social du handicap.
De même, aucun parti politique en France ne s’est clairement prononcé pour la désinstitutionnalisation, condition sine qua non d’une école inclusive. Il y a eu des déclarations de façade à gauche mais aucun parti n’a engagé une réflexion sur la planification du processus de désinstitutionnalisation. Il y a aussi des militant·es antivalidistes au sein des partis de gauche mais ils et elles sont très isolé·es.
Les syndicats et les partis politiques pensent qu’il faut choisir entre les personnes handicapé·es et les personnes travaillant dans les institutions. Ils pensent que choisir de défendre la désinstitutionnalisation reviendrait à trahir les personnes qui travaillent dans les institutions. Or au CUSE, nous souhaitons leur intégration au service public d’éducation, dans une logique de travail collectif au service du plus grand nombre d’élèves. Il n’y a pas de « concurrence » entre le droit des travailleuses et travailleurs et le droit des personnes handicapées.
Les organisations de gauche les plus radicales dénoncent et veulent la fermeture de tout ce qui représente un enfermement et une privation des libertés, des CRA aux prisons : la logique voudrait qu’elles s’opposent également aux institutions spécialisées.
L’antivalidisme, un outil pour l’émancipation
La lutte antivalidiste est particulièrement peu développée et visible en France, alors qu’elle possède une radicalité profonde. Le handicap interroge l’injonction au darwinisme social, à la performance et à la productivité dans le capitalisme néolibéral. Les salarié·es se doivent d’être les plus performant·es possibles dans un système de concurrence où seuls les plus aptes méritent un travail. Le validisme est un système de sélection sociale qui distingue des « valides » et des « non-valides ».
Le système capitaliste est structurellement validiste car il est un système productiviste : la personne dite « valide » est d’abord celle qui peut produire et servir l’économie nationale. La personne « non-valide » est assignée à l’improductivité, et donc à l’inutilité. Mais nul n’est inemployable non plus, si les conditions de salaire sont réduites : en ESAT il n’y a pas de salaire mais des indemnités calculées en fonction des allocations déjà perçues. Le travailleur ou la travailleuse handicapée devient rentable et peut être usée au travail, sans les quelques droits protecteurs octroyés aux valides.
Les institutions contre l’école non validiste
Il ne peut pas y avoir une école non validiste tant qu’il existe un ailleurs où renvoyer celles et ceux que l’école considère indésirables. Tant qu’existent des structures différentes, spécialisées, des enfants y seront déplacé·es, exclu·es et enfermé·es. Aussi ces institutions légitiment l’exclusion et déresponsabilisent les équipes dans leur devoir d’accueil de tou·tes les jeunes : pourquoi rendre accessible les apprentissages en classe si des structures sont là pour accueillir les enfants qu’on juge inadapté·es à l’école ?
Le CUSE, un collectif de luttes
Le Collectif Une Seule École rassemble des militant·es handicapé·es, des parents expert·es des questions d’inclusion, des ancien·nes élèves discriminée·es et institutionnalisé·es, des professionnel·les du médico-social et de l’Éducation Nationale [3]. Nous sommes toutes et tous convaincu·es que l’école doit accueillir tous les enfants de manière inconditionnelle et dans les classes ordinaires.
Nous pensons que l’avènement d’une école pour toutes et tous passera forcément par un changement dans les pratiques médicales, éducatives et pédagogiques et dans les lieux où elles s’exercent. Nous pensons que des moyens humains, matériels et financiers doivent être mobilisés mais qu’ils doivent s’accompagner d’une prise en compte politique de la question du handicap qui passe par la désinstitutionnalisation.
Les organisations syndicales politiques et militantes doivent prendre position sur la question de la scolarisation de tous les enfants dans le cadre ordinaire de l’école. Nous souhaitons accompagner les organisations qui veulent prendre en compte cette question, participer à des formations, construire des outils et des ressources. Mais nous souhaitons aussi montrer les conséquences graves que peuvent avoir des positions politiques floues sur les existences des enfants handicapé·es envoyé·es en institutions ségrégatives.
Elena Chamorro, Odile Maurin, Thomas Lecherbault, Jacqueline Triguel, Renaud Guy (membres du CUSE)
[1] « Les personnes handicapées sont plus souvent victimes de violences physiques, sexuelles et verbales », 22 juillet 2020, DREES.
[2] Établissement et Service d’Aide par le Travail, structure faisant travailler des travailleur·euses handicapé·es. Si depuis le 1er janvier 2024, ils et elles bénéficient enfin du droit de grève et du droit syndical, les travailleur·euses en ESAT n’ont toujours pas le statut de salarié·es, et ne sont donc pas couvert par le code du travail et peuvent être rémunéré·es en dessous du SMIC.
[3] Retrouvez le texte « Tribune du Collectif Une Seule École » actant la création du collectif, sur questionsdeclasses.org/tribune…
Tribune du Collectif Une Seule École (CUSE)
En 2005, la France a voté une loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi [...]www.questionsdeclasses.org
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Kanaky : une révolte contre les manœuvres colonialistes
Comme en 1984, la Kanaky s’embrase. La révision du corps électoral, qui vise à réduire encore le poids politique de la population kanak, a mis le feu aux poudres. La répression n’y fera rien ; la solidarité est nécessaire ; l’indépendance la seule voie.
Le « dégel du corps électoral » préparé depuis plusieurs mois par l’État français signifie élargir le corps électoral en Kanaky pour y intégrer les dernier·es arrivant·es, en majorité de France, accentuant la mise en minorité des Kanak sur le plan politique. C’est un objectif essentiel pour toute colonisation de peuplement : depuis 171 ans, l’État français a d’abord décimé les Kanak, puis a organisé le remplacement de la population autochtone par des vagues d’immigration.
Le projet de loi constitutionnelle est toujours en cours de discussion l’Assemblée nationale. L’objectif est d’autoriser toute personne installée depuis dix ans sur le territoire à devenir électrice. Cela revient ajouter plus de 25.000 nouvelles et nouveaux électeurs à une liste électorale qui en compte 180.000 ; c’est considérable.
Les accords de Nouméa de 1998 étaient censés lancer un processus de décolonisation sur vingt ans, aboutissant à une série de 3 référendums sur la pleine souveraineté de la Kanaky.
Mais comme toujours, les enjeux étant bien trop importants, le colonialisme ne se retirera que sous la contrainte. Il lui faut gagner du temps, noyer le poisson, diviser les forces indépendantistes, faire illusion à l’international. Quarante ans nous séparent déjà du soulèvement kanak de 1984. Les mises en garde de Darmanin quant à une « ingérence étrangère » ‒ chinoise, azerbaïdjanaise ‒ ne nous dupent pas. Il s’agit d’une rhétorique classique pour discréditer les luttes indépendantistes.
Solidarité inconditionnelle avec le peuple kanak
Les mobilisations se multiplient en Kanaky, mais peinaient jusqu’ici à être entendues en France, où la politique coloniale de l’État français est passée sous silence. Il nous faut soutenir les peuples en lutte pour leur indépendance contre l’impérialisme, et placer au cœur de nos revendications les luttes décoloniales. Cet État, d’une main, réprime le peuple français dans l’Hexagone, et de l’autre maintient des milliers de personnes dans une situation de sujétion, empêchant leur accès aux droits les plus fondamentaux, à savoir le droit à leur histoire, à la terre, à la culture, à la dignité et à l’autodétermination.
Nous exprimons notre opposition au dégel du corps électoral en Kanaky. Nous réexprimons notre solidarité inconditionnelle avec le peuple kanak dans sa lutte pour l’indépendance. Et plus généralement, nous exprimons cette même solidarité avec tous les peuples et les organisations anticolonialistes, de l’UTG jusqu’au FLNKS, qui subissent et luttent contre la politique de l’État français, que ce soit dans les territoires dits « d’outre-mer » ou dans les anciennes colonies toujours sous influence.
Solidarité complète avec les révoltés ! 171 ans d’occupation coloniale, ça suffit : indépendance maintenant !
Union communiste libertaire, le 10 mai 2024
Pour en savoir plus :
« Kanaky : les colons veulent rester colons, quel scoop ! », Alternative libertaire, janvier 2022 unioncommunistelibertaire.org/…
« Référendum en Kanaky : fausse victoire mais vrai désaveu du colonialisme français », communiqué de l’UCL, 17 décembre 2021 unioncommunistelibertaire.org/…
« Kanaky : nouvelle défaite victorieuse », Alternative libertaire, novembre 2020
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« Kanaky vers l’indépendance », communiqué unitaire des organisations anticolonialistes françaises, 7 octobre 2020
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Questions de classe(s) : La pédagogie est un sport de combat
Le collectif Questions de classe(s) lance une nouvelle collection de livres en complément de ceux publiés dans la collection « N’Autre école » publiés chez Libertalia. Les deux premiers ouvrages, De Montessori aux neurosciences et Caporaliser, exploiter, maltraiter sont deux plaidoyers pour une école du commun, du collectif, une école collaborative et émancipatrice contre les attaques venant soit des pédagogies individualistes, soit des logiques managériales.
Dans De Montessori aux neurosciences, Alain Chevarin et Grégory Chambat, tous deux enseignants et militants à Sud Éducation, reprennent en version actualisée et augmentée la revue N’Autre école, démontrant comment derrière le discours sur l’innovation pédagogique se cache une vision individualiste et libérale de l’école. Blanquer lui-même ayant déclaré vouloir distiller « l’esprit Montessori »… sans doute faisait-il allusion à l’admiration réciproque que se portaient Benito Mussolini et Maria Montessori. Cette dernière était élevée en 1924 au rang de « membre d’honneur de l’Organisation féminine fasciste » tandis que de son côté le Duce était fait « président d’honneur d’Opera Montessori, la Société des amis de la méthode Montessori ».
Célestin Freinet déjà s’insurgeait de ces connivences d’avec le régime de Mussolini mais aussi contre la dimension élitiste de la méthode Montessori et le peu de cas fait du devenir des enfants des classes populaires. Aujourd’hui derrière le label de pédagogies nouvelles ou alternatives se cache un juteux business dans laquelle s’engouffre toute une mouvance libérale plus soucieuse de distinction que de collectif.
De son côté l’ouvrage de Jacqueline Triguel, elle aussi enseignante, syndiquée à Sud Éducation et militante à l’Icem-Pédagogie Freinet, porte un regard critique sur le management des écoles et ses « effets sur les personnels et les collectifs de travail ». Mais l’ouvrage n’en reste pas là, à la suite de l’analyse des ravages du management sur les écoles, l’auteure nous offre des pistes de résistances pour une émancipation collective.
Tout comme le disait Bourdieu à propos de la sociologie, la pédagogie est un sport de combat et ces deux ouvrages sont deux armes à destination de celles et ceux qui ne se résignent pas et militent syndicalement et pédagogiquement, les deux étant liés, pour une école publique émancipatrice et égalitaire.
David (UCL Savoies)
- Jacqueline Triguel, Caporaliser, exploiter, maltraiter Comprendre le management des écoles pour mieux lui résister, Éditions Questions de classe(s), mars 2024, 200 pages, 10 euros.
- Grégory Chambat, Alain Chevarin, De Montessori aux neurosciences. Offensives contre l’école du commun, Éditions Questions de classe(s), mars 2024, 150 pages, 10 euros.
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Soutien au mouvement étudiant et lycéen en soutien à Gaza ! Communiqué Union Communiste Libertaire
Depuis plusieurs jours plusieurs établissements universitaires, rejoints après par plusieurs lycées, se sont mis en mouvement en solidarité avec Gaza. Cela a commencé avec Sciences Po Paris et les interdictions de la direction de l’établissement d’un débat. Puis avec la Sorbonne qui fut occupé ce mardi 7 mai. Par ailleurs les interdictions multiples faites à Rima Hassan malgré des décisions de justice en sa faveur, ont mis le feu aux poudres, les étudiant·es et les militant·es de la Palestine dénonçant une censure et une dérive autoritaire.
Le mouvement étudiant s’est d’abord engagé sur les facs états-uniennes puis s’est étendu partout dans le monde. Les étudiant·es dénoncent entre autres le traitement médiatique du génocide en cours, la coopération de leurs facultés avec des universités israéliennes et les livraisons d’armes à l’État sioniste, coupable d’apartheid et de génocide, qui vient tout récemment de décider d’attaquer Rafah et d’en évacuer la population. Bien sûr, l’enjeu principal est le cessez-le-feu.
À la protestation étudiante, la réponse gouvernementale et médiatique a mis le feu aux poudres, toute une partie de la population ne supporte plus le climat délètere sur la question palestinienne et la dérive répressive. La suspension de l’humoriste Guillaume Meurice par la direction de France Inter a également fait monter la tension et les salarié·es de Radio France ont annoncé une grève pour le 12 mai en défense de la liberté d’expression, contre la répression de la direction et également sur des revendications salariales.
Voilà un mois de mai qui s’annonce sous les auspices de la contestation de l’autoritarisme d’État et dans un climat social lui-même explosif : Rappelons l’inflation, rappelons ce que prépare le gouvernement pour l’assurance chômage, rappelons que concernant la question scolaire les établissements de Seine Saint Denis sont eux-même en mouvement depuis fin mars, rappelons que la colère du vol de deux ans de vie avec la réforme des retraites n’est jamais redescendue ! La colère suite à la mort de Nahel non plus ainsi que la répression des militant·es de Sainte Soline ! Cette jeunesse en mouvement est la même qui s’est levée contre les violences sexuelles et sexistes, contre les crimes policiers, pour la justice climatique et l’année dernière également pour défendre nos retraites. Nous avons bien des raisons d’être exaspéré-es étant donné l’avenir social, guerrier et de catastrophes climatique qui nous attend, et c’est tout à notre honneur, l’honneur de notre classe, de nous lever aujourd’hui contre l’impunité du génocide des palestinien·nes !
Alors offrons leur un mois de mai 2024 dont ils se souviendront, mettons la solidarité internationale et anticolonialiste au premier plan, appelons à la convergence des luttes contre l’autoritarisme d’État !
Rappelons que des militant·es syndicaux·les eux même sont inquiété·es et même condamné·es pour leur soutien à la Palestine comme le militant CGT du Nord Jean-Paul Delescaut condamné à un an de prison avec sursis.
- Nous appelons tout le mouvement social à se solidariser aux étudiant·es et lycéen·nes dans leurs luttes !
- Nous appelons les syndicats à entrer dans le combat et appelons à étendre toutes les grèves comme celle qui a lieu à Radio France.
- Nous condamnons d’ores-et-déjà la répression du mouvement par la police.
- Stop à l’autoritarisme et à la répression politique des militant·es de la Palestine !
- Stop à l’envoi d’armes au gouvernement génocidaire d’Israël !
- Stop à l’appartheid et à la colonisation ! Cessez le feu permanent et sans conditions !
Palestine vivra Palestine Vaincra !
Union communiste libertaire, 12 mai 2024
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Nouvelle version du website de nos camarades de #BlackRoseRosaNegra en lien avec son envol militant :
- site billingue et structure revue
- programme traduit en espagnol
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► A full Spanish translation of our Program
► Updated introductory, history, and organizing pages
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Black Rose Anarchist Federation | Federación Anarquista Rosa Negra
US-based political organization building popular power from below / Organización política construyendo el poder popular desde abajoBlack Rose/Rosa Negra Anarchist Federation
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Offensive transphobe au Sénat : Rapports spécieux pour une loi abjecte
Annoncée en mai 2023, la première attaque législative contre les droits des personnes trans en France est lancée. Aux manettes, une organisation anti-trans proche de la Manif pour Tous, cachée derrière les sénateurs du groupe LR.
La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, connue pour son islamophobie décomplexée et opposée à la constitutionnalisation de l’IVG, a sorti en mars son rapport sur la « transidentification des mineurs ». Elle a également déposé une proposition de loi pour interdire l’accès aux soins aux personnes trans de moins de 18 ans. Le rapport, fort de 370 pages (à grand coup de copier-coller) n’a pas été conçu pour être lu – le document de « synthèse et conclusion » de huit pages est là pour ça. Son vrai rôle est de servir de totem de légitimité pour disséminer de la désinformation dans les médias, en espérant déclencher une panique morale. Pour l’instant, celle-ci ne semble pas avoir pris. Cependant, petit à petit, ces discours plantent des graines chez les personnes non informées.
Il va donc falloir travailler à désherber tout ça. Ce rapport, que nous apprend- il ? Plein de choses que l’on savait déjà ! Tout d’abord, qu’il n’a pas été rédigé par la sénatrice. C’est l’Observatoire de la Petite Sirène (OPS), une organisation opposée aux droits des personnes trans, qui a tout fait : du choix des personnes à auditionner, aux auditions elles-mêmes, jusqu’à la rédaction du rapport. Si cela est évident à sa lecture, l’OPS nous a même fait le plaisir de l’avouer [1]. Ensuite, qu’ils – l’OPS donc – cachent bien mal leur jeu. Mme Eustache-Brinio prétend sur BFM qu’elle ne vise pas les adultes trans, mais le rapport argumente pour l’interdiction des transitions jusqu’à 25 ans, revendication assumée de l’OPS (et qui même là n’est qu’une étape).
De même, l’introduction prétend faire la différence entre les « vrais trans » et les jeunes « victimes de contagion sociale » (théorie maintes fois discréditée), qualifiés par le terme dégradant de « transidentifiés ». Ce terme est ensuite employé pour toutes les personnes trans mentionnées dans le rapport, sous-entendant que les « vrais trans » n’existent pas.
Un travail pré-mâché à l’international
Surtout, ce rapport achève de prouver les liens entre l’OPS et le reste du réseau transphobe inter- national, dont beaucoup de membres connus ont été auditionnés. Figurent par exemple dans cette liste au moins quatre membres de la « Society for Evidence based Gender Medicine » (SEGM), le groupe anti-trans le plus central de ce réseau, fondé par les mêmes évangélistes intégristes qui se battent contre l’IVG aux États-Unis.
On y trouve aussi Genspect (Royaume-Uni) et « l’Association pour une Approche Mesurée des Questionnements de Genre chez les Jeunes » (AMQG, Suisse). Ces organisations et leurs alliées ont développé des stratégies pour faire avancer leurs idées réactionnaires : production de documentaires, conception d’études « scientifiques » biaisées, embrigadement de parents qui rejettent leur enfant trans, infiltration dans les structures de santé, collabo- ration avec des « féministes », escalade progressive des revendications… Leur dernier fait d’arme : la Cass Review, une revue de littérature biaisée sortie le 9 avril sur commande de la National Health Service (NHS), qui rejette 98 % des études sérieuses pour conclure au rejet des soins aux personnes trans de moins de 25 ans.
Le rapport de LR ne fait donc que reprendre le travail et les techniques des transphobes à l’international. On y retrouve les mêmes pseudo-études. Par exemple, celles de Kenneth Zucker, psychologue canadien, qui prétend que 80 % des jeunes trans finissent par détransitionner.
En réalité, la grande majorité de sa cohorte n’a jamais été trans, mais a été amenée à sa clinique pour des « troubles » tels qu’être trop féminins ou masculines ou préférer les « mauvais » jouets. Pire, une enquête en 2015 a démontré qu’il faisait subir des thérapies de conversion et se livrait à des abus sexuels sur mineurs ; il a été licencié et sa clinique a été fermée. Aujourd’hui, il parade dans les milieux transphobes et a été auditionné comme si de rien n’était pour le rapport de LR.
Un autre exemple : le chiffre de 84 % de médecins français qui s’opposeraient aux traitements hormonaux pour les mineurs vient d’un sondage sur un blog où tout le monde peut s’autodéclarer professionnel de santé pour répondre. Plus c’est gros, plus ça passe ! À ce titre notons les seize pages d’argumentaire de l’association d’extrême-droite SOS Éducation, qui présente la Dilcrah, le Défenseur des Droits et Santé Publique France comme des « associations militantes transidentitaires ».
Si le rapport donne la parole à cinq membres d’associations trans, c’est pour ne pas en tenir compte voire relayer leurs propos à leur sauce. Surtout, ils et elles sont enseveli·es sous les 30 à 40 auditions de personnes directement opposées à la transidentité, dont la majorité étaient déjà publiquement connues pour cet engagement. Sept font même partie de l’OPS et douze sont invitées à leur prochain colloque.
Une bataille législative incertaine
Le rapport de LR énonce quinze « préconisations », dont l’abrogration de la circulaire Blanquer, la binarité de genre sur les formulaires, ou la « protection » des toilettes. La proposition de loi, qui sera étudiée au Sénat à partir du 22 mai, n’en reprend pour le moment que les plus importantes et dangereuses : l’interdiction des bloqueurs de puberté, hormones et chirurgies pour les mineurs trans (voir le tract UCL [2]).
Elle justifie cela en renvoyant la transidentité à une maladie mentale : elle prévoit un « plan pour la pédopsychiatrie » qui, s’il était confié aux auteur·ices du rapport, se traduirait par une campagne nationale de thérapies de conversion. La bataille législative à venir sera longue et la balle sera malheureusement dans le camp de Renaissance.
Aurore Bergé – connue pour ses accointances transphobes – a certes déclaré qu’elle s’y opposerait, mais son cabinet a fait savoir qu’il approuvait au moins l’interdiction des chirurgies. Le risque d’en voir émerger une version « allégée » est entier. Outre les conséquences directes qu’aurait cette loi, les débats risquent de faire rentrer pleinement la France dans la même logique de violences et d’escalade qu’au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Notre rôle, en tant que militantes et militants, est de dénoncer la farce que sont ce rapport et cette loi. Nous devons mobiliser pour faire pression contre son adoption, pour permettre l’extension de l’accès aux soins et pour contrer la désinformation auprès du grand public.
[1] Élodie Hervé, « La transe antitrans de la sénatrice LR »,Les Jours, 28 mars 2024
[2] « Pour l’accès au soin des mineurs trans », 3 avril 2024, à lire sur Unioncommunistelibertaire.org
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Anjou Libertaire - Union Communiste Libertaire 49
Dans cette rubrique vous trouverez les différents numéros de l’Anjou Libertaire, le bulletin d’informations locales du groupe du Maine-et-Loire de (...)unioncommunistelibertaire49.fermeasites.net
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Qui a peur de sa jeunesse ? #Edito
Pour « fêter » ses cent jours de gouvernement Gabriel Attal s’est rendu dans l’Essonne, à Viry- Châtillon, prononcer « un discours sur l’autorité au cœur de la République », là où, quinze jours auparavant, un adolescent de 15 ans, Shemseddine, avait été battu à mort.
Ça sentait pas l’annonce d’un plan massif d’investissement pour l’école publique (ce que demandent les enseignant·es en grève du 93 depuis plusieurs semaines), ni d’une volonté d’investir massivement pour réduire les inégalités sociales. À vrai dire on n’en attendait rien… et ce fut pire encore.
Une fois encore Attal a été chercher l’inspiration dans les pires propositions de la droite réactionnaire : enfermement des élèves dix heures par jours dans les établissements scolaires, les « perturbateurs » se verront sanctionner sur leurs notes d’examen – ce qui est interdit par le Code de l’éducation –, ou d’imposer le lever (au garde à vous ?) des élèves quand un adulte rentre dans une classe et il embrayait le soir même dans une remise en cause inédite du principe de minoration des peines pour les mineur·es, vieille rengaine réactionnaire.
Cette volonté farouche de mettre la jeunesse populaire au pas : de l’embrigader via le SNU ou bien de sanctionner le moindre faux-pas, est un signe de faiblesse, d’autoritarisme et pas d’autorité. Un gouvernement qui a peur à ce point de la jeunesse est un gouvernement aux abois. Les capitalistes ont besoin de travailleurs et travailleuses dociles, Attal ne fait qu’appliquer leur programme économique et social. En ce mois de mai faisons résonner une autre musique faite de rébellion, de luttes et de futur pour notre jeunesse. À bas les écoles-casernes ! Vive le socialisme, vive l’autogestion !
UCL, 21 avril 2024
C'est dans moins de 3 semaines, venez #AuTaf (samedi #25mai et #26mai) rencontre annuelle des #SyndicalistesLibertaires et autogestionnaires à #Lyon, organisée par l'#UnionCommunisteLibertaire
Pour les covoit', contacte le groupe local unioncommunistelibertaire.org/…
AU PROGRAMME
Avec, entre autres invité·es : Aide à domicile aux familles de l’Isère (ADF 38), Organisation de solidarité trans (OST), Sophie Béroud (sociologue), Comités syndicalistes révolutionnaires (CSR), Élan syndical 69, Action justice climat Lyon... et de nombreuses et nombreux syndicalistes de diverses organisations et secteurs.
Samedi 25 mai
Ouverture à 13h30
13h45-14h : Prises de parole inaugurales
14h-15h30 : table ronde n°1 : Syndicalisation des secteurs féminisés
15h30-16h30 : table ronde n°2 : Quel syndicalisme pour les luttes trans
16h30-17h : pause
17h-18h30 : table ronde n°3 : Construction et unification du syndicalisme de lutte
Soirée festive
Dimanche 26 mai
Ouverture à 10h
10h-12h : temps interne UCL
12h-13h : pause repas
13h-14h : table ronde n°4 : Pratiques syndicales pour la sociabilité ouvrière
14h-15h : table ronde n°5 : L’outil syndical pour un écologisme de classe
Retrouvez #AlternativeLibertaire de mai auprès des militant·es et en kiosque et notre tract
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Pour l'accès au soin des mineurs trans – UCL - Union communiste libertaire
Ce 20 mars, Les Républicains ont publié leur rapport sur les mineurs trans. Celui-ci était piloté par Jacqueline Eustache-Brinio, qui s'était opposée à la constitutionnalisation de l'IVG ainsi qu'à…UCL - Union communiste libertaire
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Fabrice Riceputi : Le Pen et la torture. Alger 1957, l’histoire contre l’oubli
En février 2023, une série de podcasts Jean-Marie Le Pen, l’obsession nationale est diffusée sur le site de France Inter. Le producteur Philippe Colin, y affirme, en complément de propos de l’historien Benjamin Stora, que « le soldat Le Pen n’a sans doute pas pratiqué la torture en Algérie ». Fabrice Riceputi, comme d’autres, tombe des nues. Si lors de sa diffusion radio, à l’été 2023, le commentaire a été modifié disant qu’« on ne peut pas prouver que Jean-Marie Le Pen a torturé en Algérie mais c’est une possibilité », sur le fond rien ne change, Le Pen est blanchi. Pourtant lui-même affirmait en novembre 1962 : « Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire ».
Fabrice Riceputi, ancien élève de Pierre Vidal-Naquet, co-animateur avec l’historienne Malika Rahal du site 1000autres.org qui documente les cas de violences, tortures et exécutions commises par l’armée française en Algérie, se lance alors dans une opération salutaire : documenter en historien les pratiques du député Jean-Marie Le Pen, engagé volontaire comme lieutenant au 1er Régiment étranger parachutiste en Algérie et qui pris part aux premiers mois de ce que les autorités ont appelé la « bataille d’Alger ».
Fabrice Riceputi reprend alors méthodiquement toutes les pièces du dossier qu’il restitue méticuleusement : les changements de versions de Le Pen au fil des décennies et de son ascension politique ; son séjour comme engagé volontaire durant ses quatre mois en Algérie ; son « parcours sanglant » à Alger et enfin l’entreprise, jusqu’ici relativement payante, de remise en cause de la crédibilité des témoins et victimes algérien·nes.
L’ouvrage de Riceputi illustre à merveille le racisme systémique qui perdure depuis l’époque coloniale. Racisme systémique dont Le Pen a été l’un des plus zélés promoteurs et qui, aujourd’hui encore, salit les victimes et blanchi les bourreaux. Mais désormais, une fois cet ouvrage refermé, on pourra affirmer à la suite de Pierre Vidal-Naquet que « ce serait diffamer Le Pen que de dire qu’il n’a pas torturé ».
David (UCL Savoies)
Fabrice Riceputi, Le Pen et la torture. Alger 1957, l’histoire contre l’oubli, Le Passager Clandestin & Médiapart, 144 pages, 17€
🔴⚫️ 1er Mai : Contre le capitalisme et pour l'autogestion socialiste, rejoignez le cortège UCL de votre ville !
Notre tract #1ermai à retrouver sur unioncommunistelibertaire.org/…
Exproprions, reprenons, décidons de notre futur
Macron annonce 20 milliards d’économies, quand les entreprises du CAC 40 annoncent un total de 153 milliards d’euros de bénéfices ! Mais ces richesses, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui les produisent. Ne laissons-plus les capitalistes façonner la société.
Chaque jour le gouvernement annonce une nouvelle mesure contre les salarié·es, les retraité·es, les privé·es d’emploi… Chaque jour les services publics subissent l’austérité et la dégradation des moyens. C’est devenu une méthode brutale de gouvernance : attaquer tous les jours pour laisser l’adversaire KO, noyé sous les annonces.
Par exemple la réforme du chômage prévue par Attal touchera en particulier les femmes, les appauvrissant encore plus. En effet, les pistes envisagées visent les personnes à temps partiel (30% des femmes), ayant des bas salaires (à 80 % des femmes) et des emplois précaires (à 60% des femmes), soit trois caractéristiques des métiers féminisés, regroupant 70% des travailleuses.
Des dividendes multipliés par 5
Et pourtant la France regorge d’argent comme jamais ! C’est le troisième pays en nombre de millionnaires. Le milliardaire le plus riche du monde est français (Bernard Arnault, de LVMH) et la plus riche est française aussi (Françoise Bettencourt, de L’Oréal). En 2003 les actionnaires des entreprises du CAC 40 touchaient 21 milliards de dividendes ; en 2023 c’était 97 milliards ! Vos salaires ont-ils été multipliés par 5 en vingt ans ?
En 2023 encore, le gouvernement a transféré aux patrons 160 milliards d’euros d’argent public sans contrôle ni contrepartie, auxquels il faut ajouter les millions distribués par les collectivités territoriales. Il y a tellement d’argent à taxer pour une meilleure répartition des richesses produites par les travailleurs et travailleuses qu’on ne sait plus par quel coffre-fort commencer !
Les associations et ONG comme Attac, Oxfam, Alliance écologique et sociale, Fondation Emmaüs… dévoilent régulièrement l’ampleur grandissante du fossé entre riches et pauvres et proposent diverses taxes sur les mégarichesses. Leurs pétitions sont utiles pour faire connaître ces chiffres. Mais elles sont insuffisantes pour gagner. Les partis de gauche citent ces chiffres dans leurs programmes électoraux… Mais une fois au pouvoir, ils sont condamnés à gérer le capitalisme « comme d’habitude ». Quant aux Le Pen et Bardella, tous leurs votes au Parlement démentent leurs prétendues préoccupations sociales.
Renforcer les rangs et la combativité
C’est donc sur nos propres forces de salarié·es qu’il faut compter pour gagner et faire payer vraiment les patrons. Sur nos syndicats dont il faut renforcer les rangs et la combativité. Sur la grève qui seule paralyse le système capitaliste et ouvre un rapport de force permettant de gagner.
Cela permettra de poser la question fondamentale : celle de la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange. Qui possède ? Donc qui décide de notre futur ? Qui façonne l’économie et la société pour son profit ? Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota.
Contre le capitalisme, pour l’autogestion socialiste
Amiens 10h grilles de La Hotoie
Angers 10h30 Bourse du travail - Place Imbach
Bourges 10h30 Place Malus
Brest 10h30 Place liberté
Dijon 10h30 Place Wilson
Grenoble 10:00 Gare - Cortège communiste libertaire
Hennebont 10h30 place Marechal Foch
Lille 10h Porte des Postes
Montpellier 10h30 place Albert 1er
Nancy 10h30 - Place Dombasle
Nantes 10h30 - Place Bretagne
Paris 11h Place des Fêtes (défilé Rouge et Noir)
Paris 14h Place de la République (défilé syndicale)
Rennes 10h30 Rue Jules Valès & 14h Place de Bretagne
Saint-Etienne 10h Bourse du travail
Strasbourg 10:00, Palais universitaire
Tours 10h Place de la Liberté, 12h Pl. Anatole France pour Festiluttes
Exproprions, reprenons, décidons de notre futur – UCL - Union communiste libertaire
Macron annonce 20 milliards d'économies, quand les entreprises du CAC 40 annoncent un total de 153 milliards d'euros de bénéfices ! Mais ces richesses, ce sont les travailleuses et les travailleurs…UCL - Union communiste libertaire
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Attal déclare la guerre à la jeunesse : elle ne se laissera pas faire ! 23/04
Les dernières annonces du Premier ministre à Viry-Châtillon constituent une attaque sans précédent contre la jeunesse. En réaction à la mort d’un jeune dans une rixe, et sous la pression des médias et des chefs de l’extrême droite, Gabriel Attal à dévoilé une série de mesures sensées restaurer « l’ordre et l’autorité » à l’école et dans les familles.
Parmi ces mesures, l’ajout d’une mention dans les dossiers Parcoursup devant sanctionner les « protestations et contestations de l’autorité de l’école » de la part des « fauteurs de troubles ». Il est évident que cette mention n’a pas pour but d’enrayer une quelconque « ultraviolence des jeunes » mais de réprimer les luttes lycéennes, via un mécanisme vicieux : les élèves considéré·es comme « contestataires » paieront toute leur vie le prix de leur engagement en se voyant chuter dans les listes d’attente des formations qu’ils et elles désirent intégrer.
De plus, le gouvernement prévoit d’imposer des horaires hallucinants aux collégien·nes en commençant par les « zones sensibles » : 8h-18h chaque jour au collège. Cela représente 50 heures par semaine !
Enfin le niveau de répression policière et judiciaire des jeunes grimpe en flèche avec plusieurs annonces : la responsabilité financière des parents vis-à-vis des « bêtises » de leurs enfants, de même que de nouvelles peines : « les travaux d’intérêt éducatifs » (basiquement, du travail forcé) auxquels seraient contraints les mineur·es de moins de 15 ans.
Fantasmes d’extrême droite
Ces mesures répondent aux fantasmes d’extrême droite d’une « jeunesse ultraviolente », nourris des images des révoltes de juin 2023. Elles s’ajoutent à une explosion des signalements sur des élèves pour « radicalisation » ayant conduit un certain nombre d’élèves au poste de police ou garde-à-vue tandis que le dialogue et la confiance se brisent avec le corps enseignant. Nous sommes également 20 ans après la loi de Avril 2004 d’interdiction du port du foulard dans les lycées qui constituait un premier point de rupture et de stigmatisation de élèves musulmans au regard d’une laïcité instrumentalisée.
Mais ce que les réactionnaires refusent de voir, c’est que ces violences qui existent bel et bien sont le produit d’une violence sociale exercée par une bourgeoisie ensauvagée. Personne ne se pose la question de comprendre l’origine de ces violences. Elles sont le résultat direct des coupes budgétaires et de la démolition du système scolaire orchestrées par le même gouvernement.
L’État ne laisse comme option que la lutte
Ce que montrent ces annonces, c’est que le pouvoir est terrifié par la jeunesse. Cette force sociale qu’il est incapable de maîtriser malgré ses nombreuses tentatives (SNU, Parcoursup), il ne peut que la réprimer. Incapable de prendre en compte les aspirations de la jeunesse, en matière écologique, sociale et démocratique et sourd à toute revendication, l’État ne laisse comme option que la lutte.
Ce dont nous, jeunes, avons besoin, c’est de davantage de classes, de professeur·es de personnels, pas d’uniforme ni de sanctions ! Et pour que ces revendications passent des mots aux réalités, seule la lutte paiera face à un État toujours plus autoritaire. Les collèges et lycées du 93 montrent, par leur mobilisation exemplaire, la voie vers une école plus libre.
blogs.mediapart.fr/les-invites…
Contre une démocratie bâillonnée, défendons les libertés publiques
TRIBUNE signée par l'UCL
Contre le musellement de voix engagées sur le conflit israélo-palestinien et face à la gravité des atteintes aux libertés publiques, un large collectif de personnalités, syndicats et d'associations (où l'on retrouve le Syndicat de la Magistrature, la LDH, le Gisti, la CGT ou encore le Planning familial) dénonce « une limitation inacceptable du pluralisme démocratique ».
Ces derniers jours ont été marqués par une nette aggravation des atteintes à la liberté syndicale, aux libertés d’expression et de manifestation. L'accumulation convergente de divers moyens de répression et d'intimidation contre des acteurs du débat public, en raison de leur positionnement sur les termes du conflit israélo-palestinien, constitue une limitation inacceptable du pluralisme démocratique.
Après l’appel à interdiction systématique des « manifestations pro-palestiniennes » lancé par Gérald Darmanin à l’automne 2023, immédiatement recadré par le Conseil d’État, des centaines d’amendes et de nombreux placements en garde à vue ont été décidés, notamment à l’encontre de personnes racisées.
Les atteintes aux libertés ont désormais franchi de nouveaux caps : l’interdiction administrative – finalement suspendue – de la marche du 21 avril 2024 et l’interdiction par arrêté préfectoral, notamment pour risque de « trouble à l’ordre public » d’une conférence organisée par l’association Libre Palestine ».
À ces interdictions s’ajoutent les convocations par les services de police de l’une de ses intervenantes, par ailleurs candidate aux élections européennes ainsi que d’une présidente de groupe parlementaire, lesquelles interviennent après l’ouverture de plusieurs autres enquêtes judiciaires contre des militant·es, membres d’organisations syndicales (CGT, Solidaires, Sud Rail, Sud Aérien) et politiques pour des faits d’apologie du terrorisme.
Dans ce contexte, nous exprimons notre plus vive préoccupation devant des interprétations extensives et aléatoires du délit d'apologie du terrorisme et de la notion d’ « ordre public », ayant pour objet ou pour effet d’intimider lourdement des militants associatifs, syndicaux ou politiques.
Nous tenons ainsi à alerter l’ensemble des acteurs institutionnels concernés, de même que l’opinion publique, quant à l’existence de mécanismes de procédures bâillons ayant pour conséquence, in fine, l’éviction de certain·es militant·es associatifs, syndicaux ou politiques du débat public.
L’accumulation de décisions de ce type de la part des autorités administratives, policières et judiciaires s'inscrit dans un mouvement plus large qui tend à réprimer des formes toujours plus diversifiées de contestation sociale ou politique. Ces tentatives d’intimidation se font au demeurant à l’aide d’outils juridiques toujours plus nombreux (interdictions de manifester, gardes-à-vue préventives, tentatives de dissolutions ou retraits d’agrément ou de subventions d’associations, etc.). Leur dévoiement est d’ailleurs dénoncé par l'ONU, le Conseil de l'Europe, le Défenseur des droits et les organisations de défense des droits humains.
Les moyens préventifs, coercitifs et répressifs ne doivent pas servir à orienter ou restreindre le débat public. Nous appelons l’ensemble des magistrat·es à redoubler de vigilance afin de ne pas réduire la justice à un outil de censure du débat démocratique, alors qu’elle est censée être le dernier rempart des libertés publiques et individuelles.
Nous réaffirmons son rôle fondamental de contrôle du respect des garanties prévues par le code de procédure pénale et par la Convention européenne des droits de l’Homme, spécifiquement lorsqu’il est fait recours à des mesures privatives de liberté telles que la garde-à-vue. Le principe d’interprétation stricte de la loi pénale commande aux magistrat·es de se prémunir contre toute interprétation extensive des textes d’incriminations de ces infractions.
Nous exprimons, par suite, notre attachement à une conception ouverte et équilibrée de la liberté d’expression et de contestation en démocratie, constitutionnellement protégées.
Premier·es signataires
Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l'homme (LDH)
Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail (CGT)
Fatima-Ezzahra Benomar, présidente de Coudes à Coudes
Murielle Guilbert, déléguée générale d'Union syndicale Solidaires
Judith Krivine, présidente du Syndicat des avocats de France (SAF)
Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature (SM)
Benoit Teste, secrétaire général de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Marie-Pierre Vieu-Martin, co-présidente de la Fondation Copernic
Youlie Yamamoto, porte-parole d'Attac France
Soutenu·es par :
Syndicats
CGT Interieur-Police
Fédération Syndicale Étudiante (FSE)
Union syndicale de la psychiatrie (USP)
Union syndicale des étudiants de France (UNEF)
Union Syndicale Lycéenne
Union étudiante
Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social, SNPES-PJJ/FSU
Syndicat national de l'enseignement supérieur, SNESUP-FSU
Associations et collectifs
Action Justice Climat Paris
Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT)
Association des Marocains de France (AMF)
Association féministe Apel-Égalité
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
Collectif marche du 21 avril
Comité de soutien à Hanane Ameqrane
Coordination des comités de défense des quartiers populaires
Collectif national pour les droits des femmes (CNDF)
Droit au logement (DAL)
Emmaus Roya
Embrase le monde
Femmes Egalité
Generation.s 46
Greenpeace
Groupe d'information et de soutien des immigré·es (GISTI)
Institut de recherche de la FSU (IR-FSU)
Les Effronté·es
Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s -FASTI
La Cimade
Le mouvement de la paix
Le Planning familial
Le Paria
La Relève Féministe
Marche féministe antiraciste
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP)
Nos Révolutions
Pôle de Renaissance communiste en France
Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR)
Roya citoyenne
Riposte Alimentaire
Vivre Ensemble Solidaires en Métropole Tourangelle (VESEMT 37)
RED Jeunes
Union juive française pour la paix (UJFP)
Utopia 56
Organisations politiques
Ensemble
La France insoumise (LFI)
Le Parti socialiste (PS)
Les Écologistes
Gauche écosocialiste (GES)
Gauche démocratique et sociale (GDS)
Parti communiste français (PCF)
Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
Parti de Gauche (PG)
Parti Ouvrier Indépendant (POI)
Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)
Révolution Écologique pour le Vivant (REV)
Nouveau parti anticapitaliste (NPA)
Union Communiste Libertaire (UCL)
Signatures individuelles
Arié Alimi, avocat et auteur
Amal Bentounsi, Collectif marche du 21 avril
Farid Bennaï, militant Front uni, des immigration et des quartiers populaires
Wiam Berhouma, militante anti-raciste, maire adjointe de Noisy-le-Sec
Claire Bornais secrétaire national de la FSU
Svadphaiphane Boulomsouk, artiste
Youcef Brakni, membre de l'Assemblée des quartiers populaires
Aliti Burhan, AIR
Claude Calame, historien EHESS, Paris, membre Conseil Scientifique d’ATTAC et LDH
Laurence de Cock, essayiste et historienne
Mouhieddine Cherbib, comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie
Vanessa Codaccioni, professeure des universités
Laurence Cohen, ancienne sénatrice
David Dufresne, écrivain, réalisateur, Au poste
Françoise Davis, réalisatrice
Nacer El Idrissi, Association des Travailleurs Maghrébins de France
Jean-Baptiste Eyraud, Droit au logement (DAL)
Delahaye Gérard, Fondation Copernic
Michelle Guerci, journaliste, militante féministe antiraciste
Magi Irving, Le Média
Pierre Jacquemain, journaliste
Raphaël Kempf, avocat
Pierre Khalfa, économiste, Fondation Copernic
Fadi Kassem, Pôle de Renaissance communiste en France
Lisa Lap, Le Média
Léna Lazare, membre des Soulèvements de la terre
Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire
Claire Le Strat, politiste, CoudeS à CoudeS
Carlos Lopez, membre du CDFN de la FSU
Frédéric Lordon, philosophe et économiste
Caroline Mecary, Fondation Copernic
Jean Malifaud, Fondation Copernic
Christian Martinez Perez, CGT, sociologue
Bertrand Mertz, avocat
Ugo Palheta, MCF à l’Université de Lille
Lisa Noyal, journaliste indépendante
Dominique Paturel, PEPS
Willy Pelletier, sociologue
Pablo Pillaud-Vivien, Regards
Edwy Plenel, journaliste (Mediapart)
Juliette Polya-Somogyi, co-fondatrice de ODED 32 (Observatoire des Extrêmes Droites (Gers)
Raymonde Poncet, EÉLV Les Écologistes
Lorraine Questiaux, avocate
Lana Sadeq, Forum Palestine Citoyenneté
Éléonore Schmitt, Union étudiante
Laurent Sorel, conseiller de Paris FI
Karel Talali, Union Étudiante
Stéphane Tassel, secrétaire national FSU
Anne Tuaillon, présidente de l’AFPS
Louis Weber, Les Editions du Croquant
Pedro Vianna, poète, homme de théâtre
#NoWarButClassWar #Gaza under attack #SecondNakba
Construisons les #Contrepouvoirs anticapitalistes !
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